Mate moi, je l’ai bien cherché

Hier soir River, le pendant photographe de Sirithil, a fait un truc dont elle rêvait je crois depuis un moment : elle m’a jeté nue dans un lac.
Son immense emprise sur mon cerveau n’est plus à prouver, je pense d’ailleurs qu’il faut que je commence à me méfier de ce qu’elle pourrais faire d’un tel pouvoir.
Bref, sachant ce qui me pendais au nez, je lui ai montré ça :

Je suis désolée c’est sous titré en… je sais même pas en quoi c’est sous-titré. C’est Gary qui m’a fait découvrir ce film un week end de 15 août. Vous ne le connaissez pas mais je l’écrit au cas où il passe par là : j’ai passé une chouette après-midi et tu avais raison sur ce film.

Bref. Ca vous vous en foutez.

Ce que je compte bien vous raconter par contre c’est ce qu’il s’est passé alors qu’on vaquait toutes les deux à nos affaires pour faire ce qu’on fait. mais avant je vais vous montrer le résultat parce que je trouve qu’on a bien bossé :

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Généralement le comportement des personnes qui croisent un shooting sauvage s’échelonne de la bienveillance à l’ignorance la plus totale (une séance photo ? quelle séance photo ?), en passant par plusieurs stades de curiosité. Demandez-moi une moyenne, je vous dirais que la question à laquelle il faudra répondre le plus souvent aux passant c’est soit « est-ce que c’est bon, je peux passer ? » soit « c’est pour quel magazine ? ».
On n’a pas eu de chance hier soir, il y a bien eu quelques passants amusés, des sourires, des « elle est pas froide ? » (non ça va elle est plutôt tiède, je m’attendais à bien pire) mais on a aussi eu plusieurs spécimens assez lourd qui, additionnés les uns aux autres, ont faillis me convaincre de me rhabiller et renoncer à mes images.

Ca commence avec le camion plein de ce que je suppose être des employés de la mairie, qui sont passés a proximité et qui se sont arrêtés parce qu’à me voir dans la flotte comme ça de loin, ils ont cru à un accident. Nous les avons rassurés, nous les avons remercié de leur sollicitude, et j’ai dit à leur porte-parole que dit que si maintenant ils étaient pleinement tranquillisés, avec leur permission j’aurais aimé continuer à vaquer tranquillement à mes occupations.

Je vous défie d’avoir cette conversation avec qui que ce soit, nue comme un ver, dans l’eau jusqu’à la taille, les bras croisés sur la poitrine et les pieds écorchés par le fond du lac. Envoyez-moi vos selfies si vous le faites, qu’on rigole. Moi je me sentais très con, et j’imagine que ça m’a fait perdre pas mal de mon autorité.

Le mec s’est attardé, à fait remarquer à la cantonade que quand même, je suis bandante, mais a fini par s’éloigner. Enfin pour un moment. J’avais mieux à faire que de m’insurger sur son comportement comme son vocabulaire. On a continué nos photos.

Ensuite c’est un promeneur qui s’est arrêté et nous a posé quelques questions. On y a répondu d’aussi bonne grâce que possible (rapatriement de mes avant bras sur ma poitrine), et on a attendu qu’il parte, ce qu’il n’a pas fait. Je lui ai demandé si il allait rester là à mater, il m’a répondu que oui, qu’il faisait ce qu’il voulait, qu’il n’y avait rien de mal à mater, et que d’ailleurs on est en France et c’est un pays libre. J’ai bien sur rétorqué que pour les mêmes raisons de liberté, je suis libre de refuser qu’un étranger lorgne mes seins de façon aussi ostensible. J’ai insisté sur le fait que j’avais explicitement exprimé mon opposition et que c’était vraiment crade de sa part de rester quand même, mais il n’en avait apparemment rien à foutre. une promeneuse s’est arrêté pour nous aider. River/Sirithil a pris une photo du type au cas où, la promeneuse s’est mis à le filmer, après quelques menaces fusant un peu de tout les côtés (« je vais appeler les flics !! ») le mec s’est néanmoins éloigné en insultant copieusement la promeneuse.

Retour au très bienveillant groupe de types non-identifiés du camion un peu plus tot. Massés sur l’autre rive, leurs commentaires me parvenaient jusqu’à mon coin de lac. « Putain les nichons ! ». On s’est brièvement demandé si ils avaient des jumelles ou pas pour mieux voir.
Je sais qu’ils sont énormes mais à cette distance quand même…

Je ne vais pas plus vous raconter ma soirée. Je voudrais juste revenir sur deux ou trois choses.

Oui j’étais nue dans l’espace public. J’aimerai m’adresser à tous ceux qui blâment les victimes de prime abord, on gagnera du temps. RIEN ne justifie qu’on continue à regarder une personne qui vous a demandé d’arrêter. Ou à la rigueur vous êtes en train de filmer un crime pour permettre à la police d’arrêter le tueur. Le consentement est au centre de pleins de débats en ce moment, et ben je peux être là dehors et ne pas consentir à ce qu’une personne se pose à trois pas de moi pour me mater ouvertement.

Dire à une parfaite inconnue qu’elle a une poitrine attirante n’est pas acceptable. Tu me dis que c’est « gentil » et que c’est « juste un compliment ». Si c’est un compliment va le faire à ta mère pour voir. Mec, je me fout de ton opinion. Positive ou négative. Je reste polie uniquement pour te prouver qu’on peut être à la fois nue et dotée d’un cerveau, voire d’une âme.

Le passant super chiant a proposé de nous prendre en photo toutes les deux. Parce qu’il est un homme et que nous sommes deux femmes, vous savez. je pense qu’il n’y a pas besoin d’en dire plus.

Le porte parole des gentils mais lourds monsieurs en camion est revenu pour nous proposer de faire des photos avec « un beau black ». Non, merci. Être une femme nue dans l’espace public ne fais pas nécessairement de moi une nymphomane ni de la femme qui me prends en photo une pornographe. Notre refus conjoint ne fais pas non plus de nous des lesbiennes. Nous ne te rejetons pas parce que nous détestons tous les hommes, nous te rejetons parce que ta proposition ne nous intéresse pas. Et là encore, nous sommes restées polies pour des raisons évidentes de pédagogie. On s’est même expliquées avec le monsieur.

River et moi ne sommes pas intéressées par les photos d’hommes. J’ai lu quelque part que plus on est exposé à un objet en image plus on est enclin à le trouver beau. Sérieux, il y a eu des études sur la question pour nous prouver encore une fois que lire des magazines féminins détruit notre vision de la beauté en imposant littéralement à notre cerveau ces images auquelles ont est massivement exposées comme la référence. J’ai l’impression d’avoir été conditionnée à n’aimer que les filles nues, l’égalitaire en moi a toujours trouvé ça triste, et un jour je m’interresserai vraiment à photographier des modèles masculins juste pour rétablir un semblant de justice dans mon univers.

Je m’insurge une dernière fois que quand une fille croise les bras pour dissimuler son corps, il y ai encore des gens assez con pour se placer en spectateur et ne pas détourner le regard. Je remercie la passante qui s’est impliquée pour nous. Je rassure River : je t’en veux pas meuf.
Vous pouvez lire son article sur la question si vous le souhaitez.

Vous noterez que j’ai volontairement évité d’orienter le débat sur le fait que ce que nous faisions n’avait rien de provoquant ou de vulgaire, parce que je pense que même si ils étaient tombé sur un tournage porno sauvage, la bonne attitude ça aurait été de passer leur chemin silencieusement.
Même les filles à poil ont droit à leur tranquilité, merde.

Je vous embrasse fort, à très vite pour de nouvelles aventures.
Et n’oubliez pas que je vous aime.

Un grand merci et bravo à toute l’équipe des geek Faeries 2014

Un message d’amour aux fabuleuses équipes staff et bénévoles des Geek Faëries 2014 (et à deux trois esclaves recrutés sur l’instant qui se reconnaîtrons, les crétins persistant à se prendre pour des visiteurs).

Travailler avec vous est bien plus qu’un plaisir, c’est un honneur. J’ai fais de mon mieux mais je doute d’avoir réussi à vous toucher tous, même si j’ai fait de mon mieux pour apporter à ceux qui croisaient ma course un mot d’encouragement, un sourire, un câlin, une info, une mission (ben oui faut bien bosser aussi) de l’eau, de la crème solaire ou un café (And so my watch begin) et plus rarement un bon coup de pelle dans la gueule. Quand c’était nécessaire.

Nous ne parlerons pas de ceux qui ont faillis, d’ailleurs à titre personnel je leur pardonne, le bénévolat au festival étant loin d’être adapté à tous les tempéraments. Parlons de vous, les autres. Ceux avec qui la collaboration a déjà un agréable petit gout de familier, et les autres, que je rencontrais pour la première fois.

Vous avez tenu votre poste sous une chaleur écrasante ou des trombes d’eau. Malgré les courbatures, les bobos, les insolations. Vous avez fait plus que votre part. Vous avez mangé quand on vous a dit de manger, dormi quand je vous ai envoyé dormir, bossé tout le reste du temps. Vous avez canalisé la foule. Vous avez gardé le sourire, vous avez veillé à ce que les poubelles soient vides et les toilettes propres. Tout le temps. Vous avez rendu la file pour la douche au camping des châtaigner un moment de gros fun. On a aligné nos chaussures devant la porte et posé notre fatigue sur l’herbe ensembles. On est tombés amoureux du château et du parc ensembles. On a fait rêver les gens.

Vous m’avez pardonné de ne pas avoir la mémoire des prénoms (attention du coup je vais forcément faillir à relayer ce mot à tout le monde, mais je me rappelle de vos visages!!). Vous avez pris soin de moi et je ne compte plus les mots d’encouragement où les petits cadeaux le plus souvent en bouffe et redbull. Siegfried, Flo, Remy, je pense à vous. Le massage des jambes et des pieds administré par Jérôme et Cyril, la douche solaire installée dans un coin rien que pour moi parce que JAMAIS je n’aurais pu atteindre le camping, ceux qui ont fait « chut » près du bâtiment où je dormais quand j’y disparaissait une demi heure, les messages d’amour échangés au talkie avec les orgas entre deux urgences, aussi. Ce poste de maman des bénévoles, ça a été un immense défi à la hauteur duquel j’avais peur de ne pas me hisser mais ce que j’en retiens c’est que j’y ai reçu beaucoup plus que j‘ai donné.

Merci à l’équipe de la croix rouge qui m’a gentiment prêté la tente dans laquelle ils dormaient pour y installer mon backstage, et m’avoir offert le café après le spectacle. Simon, je n’oublierais pas tes efforts à la lumière et ce petit bout de complicité partagé pendant quelques heures. David, ton aide précieuse pour mon installation. Sadik sadie et Marilou votre assistance plus que précieuse, votre capacité à encaisser, votre indulgence, vos sourires, votre beauté lumineuse quand vous donnez aux autres.

Caroline, ma volutelady, porter une de tes créations pour m’effeuiller m’a vraiment emplis de fierté. J’espère avoir l’occasion rapidement de faire réaliser une vidéo du show complet, ne serais-ce que pour te remercier d’avoir fait de moi la plus belle du royaume.

Merci a Shae_ pour ses sourires et la jolie photo souvenir de mon costume. Merci aux orgas dans leur ensembles et à Naya en particulier pour m’avoir trouvé une affectation à ce point sur mesure. Merci à Elek qui souris toujours quand on viens le trouver, et nous remet doucement sur nos pieds sans même l’air d’y toucher. Merci à mon binôme, qui a veillé sur moi comme j’ai veillé sur lui. Honey, pouvoir simplement te chercher dans la foule et échanger trois mots quand j’étais sur le point de craquer à fait plus pour m’aider à repousser mes limites que tous les excitants du monde. En plus d’être bien plus agréable.

Vous êtes glorieux. Vous êtes geek. Et vous savez que je vous aime.

PS : Un autre message d’amour aux quelques irréductible qui m’ont fait signer des autographes, ainsi qu’à tous ceux qui m’ont reconnue et encouragé dans mes activités d’animatrice sur le festival. Les Eroteek faeries sont en effet un gros boulot qui m’occupe tout au long de l’année, et monter ces numéros pour vous m’enchante.

Pin me up

Bonjour tous.

Aujourd’hui je suis retombée sur un article dit féministe sur l’image du corps, qui épinglais un peu connement selon moi le fait que Gil Elvgren « retouchait » ses modèles pour dessiner ses célèbres pin-up. Le pivot de l’article, en gros : si même lui à son époque faisait ça, pas étonnant qu’on se trouve toutes moches, les racines de l’image de la femme fausse qu’on nous impose étant encore plus profondes que prévues.

J’aimerai souligner un truc : une pin-up est supposée être un sex symbol. Ça ne me choque pas qu’elles soient trop belles pour être vraies, c’est même ce que j’attends d’elles. C’est pour ça que je les aime. Qu’on s’énerve sur les corps qui nous sont présentés dans la publicité, ces corps auxquels on est invités à s’identifier et qui nous confrontent à des standards absolument impossibles à atteindre, ok. Oui. Carrément. Mais piquer une crise parce qu’une fille dessinée pour faire rêver est trop canon pour que ce soit réaliste, pour moi c’est rien d’autre que de la mauvaise foi. 

La pin-up, c’est supposée être une version idéalisée de la femme. Better than cheesecake. C’est le PRINCIPE.

Pour moi c’est établis : utiliser toutes les ressources à disposition pour créer une image, c’est normal, c’est juste l’attitude d’une personne qui se donne les moyens d’atteindre ses objectifs. Tenue, make up, coiffure, éclairage, choix de la pose, et donc… retouche.

Vous je sais pas, moi je trouve que ça vaut le coup.

elvgren-pin-ups2[3]

Du coup, quand je me retrouve face à des photographes qui ont envie de shooter une pin-up, qui sont prêts à pinailler de longs moments sur la lumière, et osent me sortir que je n’ai pas besoin d’une make up artist ou de retouche numérique parce que « c’est la beauté du modèle que j’aime voir s’exprimer », ça me fait doucement rigoler.

Alors, choisissons notre camps. On se donne les moyens de nos ambitions trois secondes ? Vous pourrez m’objecter que mettre en valeur le naturel du modèle c’est super, que les portraits expressifs sont parfois saisissants, que l’humain est plus intéressant et touchant que le make up.

C’est vrais.

Mais… allez, depuis quand est-ce que je suis connue pour faire du portrait expressif, moi ?

La petite mécanique, qui tourne…

On m’a a plusieurs reprises parlé de moi récemment comme d’une femme souriante, joyeuse… solaire même. Ca m’a d’autant plus étonnée que j’ai l’impression de n’être constituée que de ténèbres, et de trouver la joie envers et contre ma propre nature.
Bon, bien sur on pourrais m’objecter que je n’en suis pas moins heureuse.

En même temps, qu’est-ce que j’en sais ? Ado, je me rêvait du genre artiste romantique avec une blessure cachée. Je ne sais pas quelles mauvaises lectures m’avaient mis en tête que pour être un tant soit peu créative, mieux valait avoir une blessure cachée. Je chérissait le moindre bleu à l’âme comme une promesse de grands accomplissements futurs. J’ai peut être fini par me convaincre d’un truc qui n’a aucune racine solide.

Bref, ce que j’essaye de vous dire c’est que même si ça m’étonne, j’ai retrouvé le sourire.

Déjà j’ai accepté l’aide que les gens qui m’aiment m’offrent. IL parait que c’est acceptable de ne pas tout réussir toute seule, et que c’est à la fois arrogant et stupide de s’imposer des standards qu’on n’applique pas aux autres. Autours de moi il y a des gens géniaux, et bienveillants, qui ont proposé (parfois à de nombreuses reprises et depuis plusieurs années) de m’accompagner dans mes projets, ou de me sortir d’une ornière. Avant je déclinais poliment. J’ai dit oui à plusieurs d’entre eux.

Accepter de l’aide, ça signifie aussi laisser tomber ses barrières. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que je me suis fait des amis. Quand on arrête de les repousser, les gens se font assez facilement un chemin jusqu’à vous en fait. Et mes amis sont des gens tellement géniaux, je pourrais vous bassiner des heures avec ces petites choses qui font qu’ils sont uniques.

ET donc me voilà, souriante. Les week ends sont encore plus crevants que mes semaines, j’ai du mal à concilier famille, amis et photos dans seulement un samedi et un dimanche, mais globalement ça passe.

Mon projet d’autoportraits a pris une ampleur inattendue, et je me retrouve à faire de projets plusieurs semaines à l’avance, choisir mes thématiques, rassembler mon décor, chercher des idées de tenues et des tutoriels de coiffure sur youtube. me voilà décoratrice, styliste, make up artist, coiffeuse et graphiste. ET j’adore ça.

Les 11 premières semaines se sont bien passées, j’en suis là :

Donc bon, après, dans cet élan d’optimisme je me suis quand meme fixé des objectifs assez badass, dont certains vont demander une discipline et une patience que d’expérience, je sais que j’ai pas.
Je ne suis pas une patiente, et comme photographe je débute. Que va-t-il se passer quand j’aurai atteint mes limites ? Quand je ne saurait pas faire mieux ?
Est-ce qu’il suffira d’investir un peu dans un réflecteur par-ci, un filtre dépolarisant par-là, partir à la recherche de jolis paysages pas trop loin de chez moi pour que j’arrête de tourner en rond ou est-ce qu’il y a vraiment une finesse technique qui me manque et que je dois acquérir pour ce projet ?
Si c’est ça, par ou commencer ?
Je crois que je suis un poil faible en compo par exemple. Je sais reconnaître une image équilibrée mais je la pense rarement a priori. J’ai l’impression d’avoir un goût très sur en la matière mais aucune culture de comment on réussi ce petit miracle.
Va falloir que je me trouve un bouquin sur la question, vos suggestions sont les bienvenues.

Bon sinon faisons le point sur mes bonnes résolutions, je sens que ça va être drôle.
J’avais décidé de prendre mon corps en main. Paradoxalement c’est sur ce point que je rame le plus. J’ai repris la piscine et je m’enchaîne joyeusement 1km une ou deux fois par semaine. Je surveille un peu mon alimentation et le résultat paradoxalement c’est que la balance affiche 2kg de plus.
Tout le monde se veut rassurant « c’est du muscle ». Et s’il est réconfortant de savoir que je suis plus athlétique qu’avant, mon objectif c’était néanmoins de perdre mon petit ventre. Et il semble toujours bien en place.
C’est un échec donc pour le moment, mais je vais persévérer, ne serais-ce que parce que j’ai le sentiment de mener une vie saine et que c’est agréable.

J’avais prévu de me stabiliser professionnellement.
Bonne nouvelle : mon patron a offert de le garder en CDI.
Ça fait donc une semaine que j’ai rejoins les rangs de ceux qui peuvent souffler de ce côté.
On va même me recruter une assistante. Ça, c’est fait donc.

J’avais prévu de mettre de côté.
La c’est mitigé, j’ai plus ou moi s réussi mais la vie a décidé de me foutre des bâtons dans les roues. J’hésite entre préserver maigre cagnotte envers et contre tout pour mes projets a venir, ou à la sacrifier sur ‘lautel de ma stabilité financière présente.

 

J’avais prévu de rencontrer le prince charmant (ok je sais, ça ne se prévois pas)
Là par contre je rame, on dirait que je m’intéresse systématiquement au mauvais.

Bref, je vous dit à vite pour la suite

Préparation d’halloween, zapping du net, actu futile

Octobre est là, youpi. Ça veux dire qu’Halloween approche. Halloween, c’est de loin mon prétexte préféré pour inviter des copains à la maison, même devant mon anniversaire. On remplace les chips par des bonbons, la bouffe par des bonbons, et les cocktails habituels par les mêmes cocktails mais rebaptisés avec des noms effrayants. Ajoutez-y le fait qu’il y a pas mieux qu’une robe en latex noire pour un costume de vampire, et vos comprendrez que je suis une grande fan de cette soirée où toutes mes passions coupables (le sucre et l’érotisme) se retrouvent réunies dans un grand événement mainstream, donc socialement acceptable.

Campagne : Sephora, Beauty Addiction, 2013-14 Photographe : Miles Aldridge Post-production : JANVIER Réalisation : 2013
Campagne : Sephora, Beauty Addiction, 2013-14
Photographe : Miles Aldridge
Post-production : JANVIER
Réalisation : 2013

D’ailleurs si vous croyez que j’hallucine jetez un œil avec moi à la dernière pub Sephora. ce gens-là savent me séduire. Qu’ils soient dans la mode, dans la pin-up ou dans le doucement provoquant, ils s’en sortent quasiment à chaque fois pour me plaire. Je suis une victime du marketing. Enfin tout ça pour dire : soirée à la maison. Yey ! J’ai déjà commencé à checker des idées de déco et à rassembler toutes les bougies qui me tombent sous la main. Des blanches exclusivement, et pas parfumées pour pas asphyxier tout le monde. Si vous vivez à paris et voulez faire un don je rémunère en bisous. Et puis ça sera réutilisable pour mes soirées romantiques après. Faut pas déconner je vais bien finir par séduire un mec. Encore que je me plains, mais la pêche est meilleure cette année que l’année dernière. On pourrais même dire dans une certaine mesure que j’ai l’embarras du choix.

Bon on passe a du plus sérieux avec les 15mn féministes. Si tu n’aimes pas ça ou que tu trouve que j’en fais déjà trop souvent je t’invite à sauter deux trois paragraphes et à revenir à nous après, on t’en voudra pas. Voilà, juste en dessous de la vidéo je recommence à raconter des trucs pas sérieux. Ça a commencé quand une de mes collègues de bureau chantais tranquillement « blurred lines », enfin la partie la plus immédiatement compréhensible à une oreille francophone : « I know you want it ». J’ai un peu tiqué mais pas trop, le rythme est assez accrocheur, pourquoi pas. Et je suis tombée sur le clip sur youtube, et là j’ai peut être un peu pété une case, repassé le machin en boucle et pris le temps d’écouter les paroles avec attention. Chose que je ne suis pas la seule à avoir fait, manifestement. Sezin Koehler a trouvé des analogies assez frappantes entre les paroles de Blurred Lines et les souvenirs de victimes de viol, et ça fait froid dans le dos. Mais en effet, partir du principe qu’une fille qui dis non pense en fait « oui » mais ne le dis pas car les conventions sociales lui interdisent, c’est un pilier de la culture du viol. Quand j’y pense, ma mère me pousse d’ailleurs encore régulièrement à me faire désirer quand un mec me plait et à ne pas lui dire trop vite, pour « être sure qu’il [soit] bien accroché ».

Bref, ça fait plusieurs années que je participe joyeusement au mouvement des filles qui disent « oui » quand elles le pensent, et c’est vrais que je ne m’en porte pas plus mal, mais c’est vrais aussi que je fais un peu peur aux mecs. Sirithil a longuement réfléchis à l’existence d’un mec dans son carnet d’adresse qu’elle pourrait me présenter avant de me déclarer « incasable », et je me rappelle encore il y a quelques mois d’un mec qui m’intéressait, à qui j’avais dit qu’il m’intéressait, qui a passé 4 heures à rassembler son courage pour m’embrasser. Oui je sais j’aurais du prendre les devants. D’ailleurs je ne l’aurai pas laissé partir sans lui rouler une pelle. Enfin on s’en fout.

Passage jouissif : une excellente parodie de la chanson originale de Robin Thicke. Comme ça on peut continuer gentiment à danser dessus mais sans le malaise des horribles paroles. merci les filles, je vous aime.

Ceux qui sont partis quand j’ai annoncé le passage féministe peuvent revenir.

A part ça, au boulot ça se passe bien, on a confisqué deux fauteuils dans un bureau inutilisé pour le mettre dans le notre, mon binôme et moi, et insisté auprès du chef de bureau pour qu’il fasse réparer la nespresso. Du coup on a toujours du mal à prendre une pause, mais quand on le fait c’est bien assises, avec un café. Et puis je ne suis pas mécontente, j’ai deux trois idées qui sont passées du premier coup après du chef, et ça c’est toujours très bon pour le moral.

Je suis en ce moment en week end chez mon père, au fin fond de l’Auvergne dans la ruine qu’il a entrepris de réparer, et je suis obligée de reconnaitre que les travaux avancent bien. Je dors comme une masse la nuit, je remet le coup avec une sieste quand l’après-midi tire en longueur, et je traine devant la cheminée avec un bouquin et un verre de vin en début de soirée. Si il nefallait pas se taper à chaque fois 4h de train et abandonner mon chat à la maison, je crois que je viendrai beaucoup plus souvent.

Au hasard du web je suis tombée sur un post de Blonde Moxie, qui prends une photo de moi pour preuve que les filles rondes sont sublimes en latex. Le truc a été repartagé 125 fois, et j’ai à la fois envie de rougir et de faire une danse de la joie.

Sinon faut que je pense à me planifier quelques shoots, parce que mon nouvel ensembles de lingerie HMSlatex, que j’ai porté pour l’élection de miss marquis, il a très envie de sortir de mon placard, je l’entend pleurer la nuit et tout… si vous connaissez des candidats potentiels, ma page contact est par ici.

Je vous embrasse fort fort fort, et je vous réserve une petite surprise pour mon prochain post.

Sweet september

Donc c’est l’automne.

J’ai perdu mon parapluie de l’année dernière, comme souvent, et je le remplace donc par une version violet très vif. J’ai ressortis les escarpins fermés, les bas nylon, les fards ocres. J’adore le look d’automne, on dirait à chaque fois une carte postale en noir et blanc que les touristes ramènent chez eux pour la mettre sur leur frigo. Je me sens doucement privilégiée de vivre dans ce qui pour eux est un décor de rêve ou de cinéma, portant les toilettes de personnages mille fois fantasmés. Si je pouvais, je crois que je me limiterai à la seule petite robe noire et trench évasé qui font le look parisienne comme les cigales font le Sud.

Mais je suis faible, et je craque régulièrement pour des couleurs.

Assez parlé de mode.

IMG_0997[1]

Hier j’ai été boire un verre au dernier bar avant la fin du monde avec Jessica Whisper, qui a ce don de me manquer  très fort quand elle est pas là, mais de savoir rétablir immédiatement la connivence des périodes où on se voyait quotidiennement (forcément, on travaillait juste à côté). C’était bon, ça m’a remis la tête droite de pouvoir me confier sur ce qui me tracasse.

Donc, on a parlé de mecs, de la rentrée, de nos projets, du bal des supplices qui approche (yeeeehaw !!), de lubrifiant (oui oui oui), et un peu aussi de ce truc que je trouve plus qu’étrange, dans mes dernières relations avec des filles.

C’est sérieux, c’est la quatrième nana en un an que je rencontre qui est intelligente, jolie, indépendante, qui baigne dans un univers très sexué (ou s’en vante) et qui finalement a l’air d’avoir du mal avec son corps, son plaisir, ou simplement son estime d’elle même. Et par une petite facétie de l’univers, ces filles ont à un moment donné pensé que j’étais la bonne personne pour se confier. J’aurai aimé être la bonne personne. J’ai tout fait pour répondre ce qu’aurai répondu la bonne personne apporter mon soutient, faire preuve de compréhension… mais putain les filles, un effort !! Quand elles me confient qu’elles ne s’estiment pas assez bien pour leur mec, que finalement le sexe, elles n’aiment pas tant que ça mais se forcent un peu, parce que « l’appétit vient en mangeant », ou que n’importe quoi dans leur vie ne leur convient pas, mais qu’elles laissent filer parce qu’elles ont peur de ce qui arriverait si elles se rebiffent, ça me donne envie de bouffer mon clavier.

Je l’ai fait, le saut à l’élastique. ca a été un peu galère la période où jétais célibataire ET chômeuse. J’ai fait serveuse, modèle nu, babysitter, webmaster, célibataire à chat encombrant, j’ai pleuré beaucoup, y’a des moments j’ai perdu la rage. En novembre, j’avais carrément arrêté de me maquiller parce que quand tu chiale tous les jours, à un moment t’en a marre des traces de mascara sur tes joues. Mais je pense qu’on peut dire que j’ai pas arrêté de me respecter, ni perdu de vue mon objectif.

Je regarde ces filles. Je me reconnais un peu en elles, je les comprends, j’ai faillis être elles à pas mal d’égards, et du coup j’ai une espèce de réaction de rejet qui me prends aux tripes quand elles me confient leurs problèmes. Parce qu’on se ressemble. Parce que j’ai peur de devenir un jour la fille à qui la situation ne convient pas mais qui laisse filer.

Je sais que c’est un jugement de valeur larvé qui me fait réagir aussi violemment, et que incidemment je considère mes problèmes de fille qui rame plus respectables que ceux d’une fille qui souffre.

Je me sens con. Elles ne méritent pas mon mépris mais elles sont ce que je ne veux pas pour moi.

On va fermer la parenthèse sur ce malaise.

Sur la couverture d’un magazine féminin, on nous présente le nouveau must : le glunge. Un subtil parallèle entre les styles glamour et grunge. Je n’en peux plus de ces néologismes à la con qui nous font croire à l’émergence d’un truc nouveau. Je compte continuer à porter des talons de 9 quotidiennement, mettre des fleurs dans mes cheveux et coudre mes jupes de pin-up qui tournent dans toutes les couleurs du spectre. Ça me donne l’impression d’être furieusement créative, en même temps que le sentiment rassurant de m’être trouvé.

Bon je vous fait d’énormes bisous, et dès que je reçoit les photos je vous fait un article sur le bal des supplices, qui était carrément magnifique cette année (en même temps avec un thème rétro, il ne pouvait pas en être autrement).

N’oubliez pas que je vous aime !

Bon retour à vous dans ma vie de fille

Bonjour tous,

Vous n’allez peut être pas me croire mais j’ai plusieurs retours concordants qui me font douter du ralentissement opéré dans ces pages. J’avais battu en retraite, très prise par ma vie pro et persuadée qu’en fait, vous n’en avez trop rien à foutre de me lire, et je me suis peut être planté.

On va laisser la paroles aux plaignants :

Ha mais si, c’est pour ça qu’on venait : les confessions du modèle fetish, la vie privée de la meuf sur la photo. C’est plus vivant que le flyer du prochain truc où tu vas

(Roxanna, un dimanche matin dans mon salon)

Sur ton site y’a quand même un truc nul c’est que tu ai arrêté de raconter ta vie. Là c’est vraiment toi, tu transpire de ces articles

(Un illustre anonyme, sur les marches du sacré cœur)

Bref, me revoilà.

Le dernier article perso date du 18 mars 2012. Va falloir que je vous fasse une petite mise à jour, parce qu’en 18 mois il s’en passe des trucs.Poursuivre la lecture de « Bon retour à vous dans ma vie de fille »

Nouvelles chaussures

Je vous préviens toujours quand il y a des nouvelles venues dans mon dressing.
Trouvées chez New Look tout simplement, une paire confortable, assez stable pour aller danser, avec une bride à la cheville pour éviter de les perdre.
Et en couleur en plus!! De quoi donner quelques soirs de repos aux escarpins noirs à bride que je mettais jusqu’à présent à chaque soirée où ça danse.

Vous lez aimez?