Vide grenier vintage

Petit dimanche très filles. Susie Garter, Alexandra et moi nous sommes retrouvées dimanche matin dans un café rue de Charonne pour un petit brunch informel, suivi d’un tour au Vide Grenier rétro dont j’avais déniche le flyer sur be-burlesque.

J’étais bien entendue accompagnée de mon homme, que j’essaye petit a petit de pervertir pour l’amener au dandysme. Je ne sais pas si mon penchant pour ce look a un quelconque rapport avec ce béguin de lycéenne que j’ai rencontré a plusieurs soirées, un rital très beau gosse qui avait sorti sa chemise noire et son borsalino pour me séduire et il a réussi puisque quatre ans après je m’en rapelle encore!! D’ailleurs pendant les deux années suivants j’ai gardé coupablement une photo de lui et moi avec baiser hollywoodien qui me rapellait très vaguement l’affiche de Moulin Rouge.

Heureusement mon chéri n’est pas du genre a prendre ombrage de ces quelques reste de mon adolescence et sait très bien que je m’en suis remise, parce que c’est toujours délicat de gérer ce genre de choses. D’ailleurs il m’a encore surprise la semaine dernière en s’achetant une canne, une très jolie canne qu’il accepte de me prêter pour mes shootings rétro.

Donc les filles, mon super-chéri et moi avons bu quelques chocolat chauds et grignotté des croissants en discutant des nouvelles. Les nouvelles sont d’ailleurs plutôt satisfaisantes: Lexie envisage de se mettre a la fabrication de nippies, loisir hautement recommandable, et cherchait ce jour là on nouveau pseudonyme. Je pense qu’elle va se fixer sur Lexie Holland, qui sonne rétro a souhait, puisque c’est le courant vers lequel elle veut s’orienter.  Nous avons auss fait le point sur la collecte de noel de Susie garter, puisque pour noel nous lui offrons on corset sur mesure, qu’elle se fera faire chez Volute. Ca c’était couru: depuis le salon de la photo toutes les filles sont amoureuse de Volute.

Je trouve ça super mignon, qu’un groupe se réunisse pour faire un très beau cadeau a un de ses membres.

Enfin bref.

A ce fameux vide grenier Lexie Holland (j’anticipe un peu en utilisant déjà le nouveau pseudo) s’est trouvé une petite robe verte adorable qui fait merveille sur son teint de blonde, mais qu’il faudra reprendre a la poitrine pour qu’elle puisse y caser ses… avantages, Susie a trouvé un sac a main léopard et une jupe taille haute, et j’ai trouvé une robe Lolita Lempicka bien trop petite pour moi mais que je compte me faire refaire a mes mesures et en cuir, une très très belle robe courte en dentelle noire, au col et aux manches très strictes qui du coup peut se permettre d’être très courte sans être vulgaire, ainsi qu’une paire de gants en nylon dont l’étiquette tellement vintage me fait tellement jubiler que je vous l’ai scannée.

etiquette gants

Rien que la typographie m’enchante.

Je suppose qu’il faudra que je me refasse une collection de bas nylons à couture un jour où l’autre d’ailleurs parce que la dernière paire qu’il me reste est de couleur grise, et commence a être sérieusement fatiguée. heureusement que Les Nylons d’Oliv existent, n’est ce pas? Je suis d’ailleurs passée sur la nouvelle galerie du site et elle est nettement plus classieuse que l’ancienne. Un ravissement pour les yeux.

Je crois d’ailleurs que si tout se passe bien Susie va bientôt collaborer avec Oliv, c’est bien tout le mal que je lui souhaite.

Autre détail: j’ai fait dimanche plusieurs rencontres intéressantes avec divers exposants (je crois que mes gants y étaient pour quelque chose, j’ai eu tout un tas de compliments sur le modèle Princesse grace qu’Alain m’a offert a son retour de Millaud) dont entre autre le monsieur qui s’occupe de ce site: http://www.the-grease-shop-and-goodies.com/accueil.html. Un type charmant qui a par dessus le marché de la conversation.

Je me demande si lui chouraver 50 ceintures et les faire porter en guise de mini robe pas très couvrante a une jolie pin-up est un projet acceptable. Moi ca m’amuserait grandement.

Bon comme d’habitude la suite des évènements arrivera très vite sur mon site, restez a proximité.

Salon de la photo : after

Même les médias en parlent; l’attaque des fétichistes au salon de la photo n’est pas passée inaperçue.

Et si personne ne semble vouloir dire a voix haute qu’un stand exhibait des nanas en porte jarretelle, étrangement chaque compte rendu du salon qui ai été porté à ma connaissance montre au moins un des shootings que j’ai organisé. On peut donc nous voir dans un journal suisse, au JT de 13h sur la deux et j’ai oublié où sur la trois. D’ailleurs j’ai ici une jolie photo de Florence avec la caméra de France 2 juste à côté, ca vaut le coup d’oeil.

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Alors oui je suis épuisée, oui ca a été long et difficile, mais je suis surtout très étonnée par plusieurs points:

d’abord ma directrice d’édition a  osé annoncer dans plusieurs interviews successives que PhotoFeminia s’adresse aux femmes parce que c’est plus simple. Pas plus convivial, pas plus concret, pas plus spirituel ni même plus enjoué, non, manifestement je travaille dans une publication qui s’adresse a un public féminin de part sa simplicité. Lisez avec moi entre les lignes: les femmes sont cons mais nous faisons un effort pour leur parler. Miam. je sens que la prochaine réunion au boulot va être houleuse.

Second point : plusieurs personnes m’ont fait remarquer que puisque je bosse pour un magazine féminin ce sont des hommes que je devrais prendre en photo. Imaginer que parce que je suis une femme qui bosse dans une publication féminine je devrais prendre en photo des hommes c’est ce qu’on va appeler le processus du miroir, une simplification bon enfant qui pousse tout le monde a penser que les femmes ne sont pas si différentes des hommes, elles fonctionnent justes DANS L’AUTRE SENS!!! Si la vie était aussi simple John Gray ne se serait pas fait un fric pareil avec Les hommes viennent de mars, les femmes viennent de venus, ho ça non. Bref ça en fait, du monde a éduquer.

Et dernier détail amusant: le fait que mes modèles s’approprient des fantasmes masculins et les mettent en scène dans les shootings a été compris par la majorité comme un geste de soumission. J’ai l’impression que celà dérange beaucoup en fait qu’elles s’en libèrent en les incarnant. J’ai l’impression que les gens imaginent la femme libre comme n’ayant jamais été atteinte par l’imaginaire collectif. C’est ridicule. Aussi ridicule que de trouver les pompiers où les infirmières sexys mais néanmoins si mes modèles veulent affirmer leur propre identité en jouant avec ces mythes et en les détournant je trouve ça sain et amusant, pas du tout symptomatique d’une soumission a des fantasmes purement masculins.

Dans un registre plus purement techniques j’ai appris a me servir d’éclairages de studios et a gérer plusieurs paramètres de mon appareils sans lesquels je me demmerdait tant bien que mal jusqu’à présent, et me voilà plus convaincue que jamais par mon Canon 500D. De même j’ai eu l’occasion de tester plusieurs objectifs Sigma vraiment bluffant. Pareil pour les flashs Profoto, le kit que ‘javais a ma disposition sur le salon m’a tellement plu que je compte bien m’en offrir un de façon a tester leurs multiples possibilités.

Autres nouveautés marrantes: les appareils photo Fujifilm qui photographient en 3d, il faut admettre que le truc m’a particulièrement séduite.

Mais je suppose que cela n’intéresse personne que je me perde dans l’actualité technique, en plus je fais déjà ça au boulot.

Voici donc quelques photos souvenir:

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Maintenant que je sais a peu près me servir de mon boitier j’ai de nouveau envie d’organiser des shootings et de faire un travail vraiment approfondis. mais plus que tout, voir ces filles s’amuser avec des corsets que ‘jaime, des bijoux que j’aime, dans des mises en scènes qui me plaisent m’a rapellé a quel point j’aime être modèle, et je compte donc sincèrement me remettre au travail.

A très vite!!

Salon de la photo: Show time!!

Puisque les abonnements a PhotoFeminia semblent exploser je ne me sens pas coupable de vous livrer ma chronique qui paraitra dans chaque numéro à l’avenir.

Ce mois-ci évidemment c’était les 11 choses indispensables pour aller au salon de la photo.

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Je suppose que pour le prochain numéro, qui sortira un peu avant les fêtes, ce sera plutot une liste au père noel.

A part ca je suis fatiguée, courbaturée, et chaque soir je passe une heure a ranger la réserve de façon à ce qu’aucune des tenues qui nous a été prêtée ne se perde ou ne soit abîmée.  Sur le stand on se nourris de petits fours, de canapés, de macarons et de champagne, chaque midi je rêve donc d’un bon steack mais le soir mastiquer ne semble pas une option et généralement c’est mon homme qui doit me faire avaler un grog et me mettre au lit.

Malgré la fatigue les filles ont l’air de s’amuser et travaillent comme des anges.

Le public semble réceptif, on a même constitué un mur de mecs!!

IL y avait en réalité quelques femmes perdues dans la foule, qui sont restées quand nous avons réalisé une interview des modèles, alors que ces messieurs avec un objectif dans les mains se sont quasiment évaporés sur le coup. Dingue ça, de penser qu’un type qui escalade un banc pour mieux voir une fille ne puisse pas s’y asseoir ensuite pour avoir une conversation avec elle… où alors c’était un problème d’hygiène? C’est vrais qu’on en sait jamais vraiment ce qui traine sous la semelle de nos chaussures…

Salon de la Photo: before.

C’est l’horreur mes enfants: je passe ma vie dehors.

Je crois que même mon chat fait la gueule face a mon absentéisme, la petite minette me regarde avec de grands yeux étonnés a chaque fois que je passe la porte et joue avec mes chaussures dans la journée si j’ai le malheur d’en laisser trainer une. Cette petite tigresse sait comment s’y prendre!

L’organisation du salon de la photo devrait me scotcher a ma boite mail mais finalement hier j’ai passé ma journée dehors a acheter des bas pour mes modèles, couru au fin fond de nule part pour mettre la main sur des lampes pilotes pour les flashs que j’utilise samedi, puis j’ai été faire un saut chez Dominique DEMONIERE, créatrice de bijoux dont j’adore sincèrement le travail, lequel sera présenté sur notre stand.

Je vous laisse l’adresse de son site et un extrait:

http://www.dominiquedemoniere.book.fr/

J’ai beaucoup aimé son petit salon-boudoir et son atelier encombré de plumes et de strass! Et puis c’est une vraie femme, avec un vrais charisme, qui s’intéresse a ce qu’elle fait et aux gens avec qui elle le fait, ce qui est très précieux dans ce milieu.

Sophie Fauquet nous a rejointe un peu plus tard pour qu’un puisse discuter de l’organisation du salon, et tel que cela se présente nous allons avoir la chance de pouvoir présenter un bodypainting réalisé par Sophie et orné des bijoux de Dominique. A mon avis ça sera tout simplement sublime. J’ai passé une excellente soirée, un peu comme une soirée entre amis chez moi sauf que c’était chez quelqu’un d’autre. Oui je sais a quel point c’est absurde mais c’est mon sentiment.

D’ailleurs il est peut être temps que je vous donne une invitations pour le salon.

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Donc voilà: ça c’est pour venir me voir faire la meneuse de revue. Sur l’invitation c’est la petite Jade, qui s’est prêté au jeu de la séance photo. J’ai eu de la chance parce qu’elle est tout simplement dans la même école que mes petits frêres. Convaincre sa mère que je n’étais pas une psychopathe a donc été moins difficile que prévu. C’est moi qui lui ai choisi sa tenue pour le shooting et je suis même un peu jalouse des gants. J’avoue que je m’offrirai bien les mêmes.

Aujourd’hui je vais passer ma journée a faire du shopping car j’ai besoin de quelques accessoires pour le tournage de demain, demain je passe ma journée enfermée pour le tournage, bien sur, et après demain Dimanche, c’est Freacky Marquet, et je défile coup sur coup pour Volute Corsets et HMSlatex. Trop la classe. J’espère que ce joli doublé me permettra de conjurer l’atroce mojo que j’ai eu au Paris Tease, où j’ai passé certes une excellente soirée au milieu de filles superbes mais où je portait aussi une tenue trop courte et trop serrée pour le défilé Pink & Kinky. Franchement je me trouvait très moche là dedans…

A très vite pour des nouvelles de tout ca!

Londres

Je me rends compte qu’avec tout ça je ne vous ai même pas parlé de Londres, alors que j’y ai été le 29 aout!!

La grosse honte, des délais pareils, pas vrais? C’est pas ma faute, je relance régulièrement les autres pour qu’ils m’envoient leurs photos mais rien, mille fois rien.

Pour vous situer c’était un faux voyage d’affaire: super chef avait besoin d’aller visiter une galerie sur place (a deux pas d’Oxford street) pour une expo en juin 2010 et il m’a emmenée avec lui pour que je lui fasse faire un tour d’horizon des boutiques fetish et retro outre manche. J’ai un micro poil insisté et nous avons aussi pris Suzie Garter avec nous parce qu’elle étudie l’anglais et qu’un interprête c’est jamais perdu. Précaution très agréable (ça fait une copine de voyage) mais pas forcément utile: les anglais kiffent tellement le « french accent » que dans chaque boutique qu’on a fait les gens se sont pliés en quatre pour nous faciliter la vie.

Bon Londres c’est chouette.

J’ai particulièrement aimé the Stables market, vraiment très joli endroit, et la marque de vêtements No.Wear (trop bien le nom) chez qui nous avons acheté une superbe jupe taille haute pour moi, un porte jarretelle très cabaret avec des franges et tout, et un collier.

Elle est pas magnifique ma jupe? Avec un chemisier blanc et un petit chignon stricte les gens ne savent plus quoi penser. Je l’aime tellement que ‘jai même pensé la porter avec juste des nippies en latex HMS pour le Bal des Supplices, mais je suppose que ce serait mieux si la jupe était en latex. Qu’à celà ne tienne, dès que j’ai un peu de sous je me la fait faire!!

Étrangement j’ai aussi beaucoup aimé les taxis ( a trois a l’arrière avec une foule de paquets ça tiens), et la bouffe. Bon dieu la bouffe!! Les gastro-pub se sont multipliés dans la capitale et on a mangé tout un tas de trucs délicieux pour presque rien. Note particulière aussi a ce super Indien sur Picadilly, planqué au premier étage dans une cour discrète, a la déco vraiment bien achevée et a la cuisine légendaire. On a commandé tout ce qui avait l’air bon sur la carte et picoré un peu de tout.

Je dois aussi noter un restaurant où nous avons fait une halte plus longue que prévue: le Bouchon Breton. Oui une bretonne comme moi, quand elle croise un truc pareil en se promenant à l’étranger elle s’arrête. ET ben bonne surprise: il y avait un serveur follement mignon et qui parlait follement français, et qui s’y connaissait manifestement en huitres. Super déjeuner, vraiment. Autre détail amusant: après un visionnage de Pulp Fiction une partie de l’équipe s’était demandé ce que donnerai une créature en latex se promenant dans la rue, je leur ai donc indiqué le projet LatexLand, gros succès.

Je vous en raconterai plus quand ‘jaurai les images, c’est plus sympa.

A très vite

MademoiselleCherie

Parution presse

Il faut absolument que je vous signale ma récente  parution dans ADNphoto.Pour Art Du Nu. Je devais a la base faire une discrete apparition dans un article mettant en scène deux modèles différentes shootées a chaque fois d’une part par Patrick Wecksteen et d’autre part par Sandrine Sauveur. J’avais d’ailleurs publié un article a ce sujet -> ICI <- . Finalement les photos de Patrick n’ont pas été retenues et c’est comme ca que j’ai fait la connaissance d’Alain qui a insisté pour les refaire lui même. Et on s’est ben entendus. Tellement bien entendus que dans l’article il dit tout un tas de choses adorables a mon sujet.Poursuivre la lecture de « Parution presse »

L’orgasme du cuir chevelu

Bon j’avoue: j’ai un peu la flemme de raconter les deux derniers jours de travail en bretagne.

Donc voilà quelques photos backstages avec Ramses, le loup, et Nounours, le lapin, et Sofia toute seule parce qu’elle est jolie.

IMG_0300P7130228_webMariage loug-garrou

On s’est beaucoup amusées malgré la fatigue qui commençait sérieusement a devenir pesante, et j’ai été estampillées « mordue par un loup ». Bon il a a peine entamé ma main parce qu’il voulait s’enfuir et que je le tenais, les marques sont déjà parties du coup ça fait moins spectaculaire que prévu mais… n’empêche que dans un diner mondain « ça me rappelle la fois où je me suis fait mordre par un loup en forêt de Brocéliande » ça claque.

De notoire aussi: j’ai convertis pas mal de monde au Breiz Cola (le Cola du phare ouest) et au far breton.

Puis donc je me suis fait déposer aux environs de Carnac pour une petite semaine chez un ami d’enfance. C’était très bien. J’ai découvert « Crime Arnaque et Botanique » entre autres supers films regardés pendant mon séjour, expié es pechers de l’année en marchant pieds nus sur une route mal goudronnés en rentrant de la plage, beaucoup réfléchis a tout un tas de choses et me voilà de retour a Paris.

Et a peine rentrée je me suis rendu compte qu’il était quand même plus que temps que je fasse un truc a propos de mes cheveux. Je me suis donc dirigée vers le salon de coiffure le plus proche n’espérant pas de miracle, juste un rafraichissement. Et le miracle eut lieux.

Donc je vais pas donner de nom par discrétion mais le miracle a 22 ans et aime les jolies chaussures. Allez savoir comment mais oui, en 15mn j’avais réussi a lui faire dire ça. Mais c’est bien, parce que du coup on a tout de suite sympathisé. J’ai donc mis la main sur le coiffeur parfait, celui qui comprends quand je dis « je voudrais un truc années 50 », qui me complimente sur les chaussures et qui, botte secrete, fait des massages du cuir chevelu a tomber par terre. Je pense que s’il s’était interrompu en me demandant la combinaison de mon très secret coffre a lingerie je l’aurai donnée sans même m’en rendre compte. Si le mec ouvre un salon, avec une botte secrete pareille il n’aura aucun mal a fidéliser la clientèle croyez-moi.

Donc me voilà de nouveau brune (il était temps!!) et de nouveau visible en public.

Pour ne pas perdre de vue la scène fétichiste française je vous sort aussi le trailer du bal des supplices qui aura lieu a Lyon le 26 septembre et qu’il ne faut SURTOUT pas rater, encore que je me soit proposée a Sylvain pour son défilé et qu’il n’ai toujours pas répondu, le vilain. Si ça se trouve je ne participerai donc pas aux performances. Mais même sans ça je ne raterai pas une soirée qui m’a laissé une si grosse impression l’année dernière. On a même invité quelques amis « vanille » a se joindre a nous. heureusement qu’avec ma monstrueuse garde robe je peut habiller les copines quand elle décident d’accepter!

Road movie.

Samedi, 15heures.

Nous sommes tous entassés dans la voiture louée pour notre fameux week end de shoot à Brocéliande, c’est Manu qui conduit, qui a accepté de lâcher son travail de taxi parisien pour nous conduire, aider avec les flashs et supporter nos bavardages incessants de donzelles. Si j’ai bien compris lui est debout depuis 5h ce matin, il est passé chercher Alain chez lui, ils ont chargé dans l’espace doré qui nous sert de carrosse deux bon mètres cube d’éclairages, de robes Catanzaro, de dagues, faux sang, chaussures et autres, et ont réussi à être en bas de chez moi a sept heures tapantes.

Moins courageuses, les filles ont pris le partis de dormir dans mon salon pour pouvoir prolonger un peu leur nuit. Mon mec papillonne autours de ses trois mannequins, aide les filles à monter leur valises dans l’escalier, enfin s’assure que pendant tout le séjour elles me répètent « il est trop bien ton mec ». On ne sait jamais quand un trou de mémoire peut arriver. L’amnésie ça se choppe comme un rhume. Les milliards de sacs et de valises qu’on emporte avec nous encombrent mon entrée. Il y a des tenues HMSlatex, Volute, des bijoux de chez la Mandragore, quelques robes de fées trouvées chez Rêve d’Acier, et même une foutue cotte de mailles qui pèse facile ses 12kg. Le voyage, supposé nous prendre quatre heures, en durera finalement onze.

Les filles dorment ou font semblant, Iphone ou MP3 vissé aux oreilles. Alors que je pensais Lullaby très profondément endormie je l’ai vue bouger la main et donner trois petits coups dans le bidule qui sur son lecteur correspond au changement de titre, j’étais sciée. Au restaurant elles se donnent des coups de coudes, cherchent à deviner quel prénom irait avec la tête du serveur (qui s’appelle Julien en vrai mais sera rebaptisé au moins cinq fois) et font même une bataille de bouts de pain. C’est un peu la honte mais je suis tellement contente de les voir devenir complice que je traine encore dans l’escalier alors qu’elles courrent en poussant des cris sur le parking, pour ne pas qu’elles s’arrêtent.

samedi beaucoup plus tard.

Arrivées à l’hôtel vers 18h, nous déchargeons les tonnes de valises et je commence par suspendre les tenues un peu délicates. On installe les filles ensembles et moi dans une chambre seule parce que j’ai tendance a me réveiller vers 6h du matin et qu’elles ont besoin de sommeil. Manu semble soulagé, lui qui en avait franchement marre de conduire dans les embouteillages avec une boîte auto. Alain est inoxydable. rendez-vous est pris pour 19h sur la terrasse afin de se rendre à Etel, sur la côte, pour l’inauguration de l’expo d’un photographe que je connais très bien.

On est fatiguées, encore un peu froissées par le voyage mais on s’amuse beaucoup. Ashke essaye de se cacher derrière ses cheveux pour que je ne la prenne pas en photo mais échoue.

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On dine sur le port en arrosant le tout au cidre. Alain essaye de faire peur a Manu en lui disant qu’on va le mettre nu, l’attacher a un arbre et faire des photos, lui répond encore et encore « il faudra me droguer pour ça », restant en retrait même pour les plaisanteries. A la fin sa réserve agacera franchement les filles fatiguées par des heures et des heures de pose, qui refuseront qu’il soit dans les parages quand elles se changent ou se charge de remetre  leurs  cheveux en place quand elles posent s’il ne se comporte pas comme un membre du groupe.

Plus tard on se rend dans un bar tenu par une amie très proche. Je goute les nouveaux cocktails, fais la connaissance du nouveau serveur… un petit mignon me drague plus ou moins pendant que les filles jouent au billard, et me propose de m’apprendre quand elles auront fini leur partie. Les pilliers de bar sont sensiblement les mêmes que l’année dernière et inexplicablement me reconnaissent, prennent des nouvelles, je me sens chez moi. Je danse un swing avec la patronne en riant aux éclats. Il parait que les filles ont choqué tout le monde en prononçant « clitoris » et qu’une brunette que je ne connais pas jetait des regards noirs à la terre entière pendant ma partie contre Romain, je ne remarque rien.

Rentrées à l’hôtel à 1h30 du matin, nous ramons tous jusqu’à nos lits. Mes Louboutins m’ont fait une ampoule bien vicieusement placée et je peste régulièrement. Je crois que Lullaby a eu l’ultime courage de s’épiler les jambes pour être nickel la veille, puis c’est le trou noir jusqu’au lendemain.

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La grande réalisation.

Devenir une femme, c’est aussi réaliser ses fantasmes. C’est ce que j’ai découvert en poussant la porte de chez Louboutin aujourd’hui, accompagnée d’Alain, photographe, celui avec lequel je collabore le plus en ce moment. Le but était de choisir des chaussures pour une autre, mais il y avait un second objectif annexe à cette expédition qui m’avait presque empêchée de dormir la veille: me trouver à moi la cerise qui irait couronner mon gâteau, l’indispensable pièce manquante à ma garde robe: ma première paire de Louboutin.

Et franchement je n’étais pas plus excitée le jour où ma mère m’a emmenée choisir mon premier soutient gorge…

Je ne vais pas vous raconter les essayages, on ne raconte pas un coït, mais il y a quand même un truc qu’il faut que je vous fasse partager c’est la réflexion philosophique que cette expérience a fait naître en moi. En effet les chaussures en question sont dotées d’un élastique à l’arrière de la cheville qui maintient le cuir a quelques millimètres de la peau, et l’empêche donc de me causer des ampoules. Or à peine quelques jours avant Caroline, patiemment penchée sur la bretelle de mon corset annoncait son intention d’y fixer un élastique pour améliorer son confort.

Forte de ces deux constatations j’affirme: on reconnait la haute voltige vestimentaire à ses élastiques. S’il y en a c’est trop classe, s’il n’y en a pas c’est trop cheap.

Trève de conneries: la photo.

Je nage également en pleine préparation d’un gros week end de photo à Brocéliande. Chanceuse que je suis, j’ai pu pousser mes billes pour le choix des modèles. Il y aura donc Ashke, à qui j’ai fait porter sa première robe en latex à l’occasion d’une FIP il y a un moment déjà, et Lullaby, que j’ai sauvagement castée sur un forum fetish afin qu’elle pose pour moi, et qui s’est d’ailleurs laissé faire.

Elles sont vraiment peu semblables toutes les deux, mais s’entendent plutôt pas mal, ce qui est une vraie chance.

La suite très vite!

A pieds joints dans la dentelle

… je ne sais pas si c’est pour célébrer le printemps ou quoi mais j’ai fini par craquer. J’ai rassemblé toutes mes petites économies et ai poussé la porte de chez volute, toute émue, il y a une petite semaine de ça, pour discuter d’un projet de Corset que j’avais en tête. Comme a priori je ne pourrais pas faire ce genre de folies tous les mois j’ai opté pour un modèle assez simple en satin de coton qui découvre la poitrine pour être porté avec tous mes plus jolis soutient gorges.

Et rien que la toile, c’est déjà une bestiole assez impressionnante. Je ne sais pas comment s’y prends Caroline exactement parce que j’étais déjà super confrotable dans ses prototypes, et je pensait benoitement avoir atteint un certain sommet lorsqu’elle avait la gentillesse de me prêter ses créations. Et là comme par magie j’ai vu ma taille réduite de facile huit centimètres sans même sentir qu’elle était en train de serrer le corset. ET pourtant elle serre habilement, la Volute Lady, mais elle serre!!

Enfin bref, photo souvenir.

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Je crois qu’on voit bien a quel point je suis satisfaite de ce premier jet sur la photo… je ne sais pas si on voit bien que caroline est vaguement en train de me tripoter les seins de réajuster la bretelle. C’est qu’on ne voit certes pas c’est notre meeting dans la cabine d’essayage et le concour de cantiques qu’on y a organisé au pieds levé. Entre « plus près de toi mon dieu », « Jesus reviens entre tes seins » et un bon vieux « Ho mon Dieu!! » entrecoupé de gloussement et de tractions délicates mais volontaires sur les lacets, je ne sais pas trop de quoi on avait l’air vu de l’extérieur mais ça ne devait pas être très très catholique…

Pourtant c’était très civil. J’avais ramené quelques cupcakes maison assez moches mais vachement bon, et il y avait un petit thé pour aller avec. C’est qu’on n’aborde pas THE corset sans un peu de circonvolutions, il faut se préparer psychologiquement. Bref, encore un très bon moment dans le petit milieux fétich parisien.