MademoiselleCherie est (enfin) sur Tipeee

… et je ne peux pas résister à cette photo prise par Nadir Merkal pour illustrer cet article, pardon.

Donc, ça fait environ deux ans que je me suis mise à réaliser des autoportraits, et j’adore ça. Il y a plein de retombées super positives dont je pourrais vous parler pendant des heures, que ce soit la joie de réaliser les images que j’ai dans la tête, la fierté de progresser techniquement, le sentiment grisant de l’indépendance ou plus prosaïquement votre réaction à vous, qui êtes là pour commenter, interroger, encourager mes progrès, et des fois même mettre la main à la pâte avec moi.
Ça peut sembler très virtuel à certains mais le fait demeure : je peux faire un post pour demander un trépied, un objectif, un conseil et avoir immédiatement pleins de réponses. Reconnaissez que ça aide.

En 2014, j’ai été limitée dans la poursuite du projet par des ennuis personnels d’ordre financier, et vous avez répondu à mon appel en levant de quoi me remettre à flot. Bonne nouvelle : en 2016 on ne devrait pas en arriver à de telles extrémités. Bien au contraire, dès cet été, je prévois une belle amélioration de ma situation. Je vais donc pouvoir continuer à financer le projet grâce à mes fonds persos. Cependant j’aimerai le voir prendre de l’ampleur, et c’est là que vous intervenez.

J’ai ouvert un espace sur Tipeee pour vous permettre de financer les prochaines séries d’autoportraits. Vous pouvez choisir de contribuer d’un montant de votre choix pour chaque autoportrait publié, ainsi qu’un montant mensuel à ne pas dépasser. Si je peux me permettre une suggestion : 2 ou 5€ par série, ça me semble cool. Ça fait très peu dit comme ça mais ça fera une nette différence à la fin.  Concrètement, on parle location de lieux, rachat de costumes et de consommables (des fleurs, de la teinture, des bougies…), création de décor et achat de matériel. Toutes ces choses que toute seule je ne peux pas trop me permettre, mais avec vous pourquoi pas ?

//www.tipeee.com/embed/project/111843

Donc voilà, ça serait bien. Le plus gros bonus en fait dans tout ça, ça serait de me libérer du système un peu pervers des sites qui rémunèrent mon contenu à la performance. Je n’ai pas envie de me retrouver à shooter des sujets putassiers pour faire des vues, ni de promettre des photos sexy à mes « fans » pour obtenir des votes. Je voudrais continuer à explorer ma propre vue sur ce qui est sexy, sans pression. Avec votre aide si possible.
Tiens, voilà une bonne nouvelle dont j’ai oublié de vous parler : j’en ai marre d’être prise en otage par une logique qui privilégie les plateformes payantes. Pour parler plus clairement : ça me frustre de ne pouvoir partager avec vous qu’une petite sélection d’une série de photos dont je suis fière, parce que la version complète est publiée sur un site payant, que je devrais en tout logique vous inciter à rejoindre. Je n’ai rien d’autre que de la gratitude pour Zivity qui m’a permis de créer un revenu en faisant ce que j’aime, mais si je m’écoute, ça ne doit pas se faire un détriment de mon audience historique (ça c’est vous). Donc je vais plutot poster les séries complètes ici. Et continuer à poster sur Zivity, très principalement pour une audience anglo-saxonne qui n’aurait jamais entendu parler de moi sinon.

Voilà, c’était le post pour demander de l’aide. J’ai du me faire violence pour l’écrire parce que je considère que dans la vie on devrait s’en sortir par ses propres moyens et ne pas déranger les gens avec ce genre de conneries. Je ne sais pas quelle littérature pourrie m’a donné cette idée quand j’étais plus jeune mais elle s’accroche.
Finissons sur une note joyeuse avec un preview de ce que je vais vous publier ce week-end.

canope - lingerie 27

Mon premier fat admirer, et pourquoi je fais la gueule

Si vous ne connaissez pas déjà la pinup plus size Hilda, il est temps de prendre des cours de rattrapage.

J’ai pris un peu de recul avant d’écrire ce post, néanmoins je voulais vous parler du premier fat admirer déclaré à avoir atteint ma boite mail.
Un fat admirer (littéralement admirateur de gras) est un homme avec un préférence marquée pour les femmes rondes, voire très rondes. Et je dis ronde mais le terme semble moins cru en français que chez nos amis d’outre atlantique où fat = gras.
Voilà, pas de douce litote si française dans la tournure. On va droit au but avec cette expression-là.

C’est une communauté dont l’existence m’est connue depuis un moment, certains membres évoluent en effet de façon assez logique à la lisière des courants de body acceptance. Il y avait cependant dès le départ quelque chose qui me gênais dans le concept, mais j’ai tout de suite mis cette gêne sur le compte de ma propre étroitesse d’esprit. Or j’essaye de respecter les préférences et  les fetish de tout le monde.

Et puis récemment un homme est venu très courtoisement me demander si mes images ne sont disponibles que sur mon site ou s’il est possible de se procurer des tirages. Pas de chance pour lui, il a été maladroit quasiment d’entrée de jeu.
Extrait : « Parce que je consulte souvent ta page et je commence à devenir carrément t fan de ce que tu fait, déjà parce que je suis un homme et que je ne peut résister à un charme tel que le tiens, que de deux il s’avère que je suis ce qu’on appel un F.A (je ne sais pas si tu connais ça ou pas) XD »

Comme d’habitude, j’ai essayé d’être pédagogue. Pour le bénéfice de ceux qui baillent dans le fond, ou qui viennent de nous rejoindre, voici ma réponse : La logique du « je suis un homme et que je ne peut résister à […] » est basée sur un prérequis que je ne valide pas, c’est qu’un homme ne peut pas se maitriser quand on en vient à ses instincts sexuels. Ce qui est à la foix faux, dégradant pour les hommes, et pas rassurant pour les femmes puisque l’effet pernicieux de telles affirmations, c’est d’entretenir un mythe qui dit que si un homme est lourd avec une nana, c’est sa faute à elle parce que lui peut pas s’empêcher. Ensuite, je ne kiffe pas des masses être ramenée à un critère physique, même si c’est un qui te plait.

Je crois qu’il est passé à côté de mon propos mais il s’est néanmoins excusé d’avoir été lourd, ce qui est déjà pas mal, et je lui en sais gré. Nous en sommes resté là.

Et puis non en fait. Loin de moi l’idée de me définir comme mince hein, ne déconnons pas. Cependant j’ai la faiblesse de croire que mon corps n’a rien de remarquable, à part peut être une poitrine plus forte que la moyenne. J’ai arrêté d’en vouloir à mon corps quand j’ai découvert que le 40 est la taille la plus vendue en France avec 20% du volume des ventes. Il se trouve que c’est ce que je prends pour mes jeans. Je me vois comme plutôt petite, ni grosse ni maigre, avec un visage assez quelconque quoique bien dessiné, de très beaux cheveux et de jolies jambes. Voilà. Il y a probablement des détails inutiles dans cette liste mais c’est important pour moi de la faire.

Alors, qu’est-ce que cet homme a vu chez moi ? Qui sont ces Fat admirer ? Qu’est-ce qui les attire ? J’ai été poser la question à internet.

 

Mais au fait, qui sont ces gens ?

J’ai lu plein de trucs mais il n’a pas fallu très longtemps pour que mon oeil soit attiré par des images. En voici une qui à l’avantage d’être mignonne, et de pas mal synthétiser ce que j’ai pu voir :

fat admirer

Parce que ce que j’ai vu principalement, c’est plutôt des mecs très fins, posant avec fierté près de leur large copine. J’ai parcouru des phrases comme « I can handle a big girl » (je suis de taille face à une grande fille), vu des images de mec aux anges qui disparaissaient littéralement sous leur copine, lis quelques contenus sur la pratique du « gavage », les confessions d’un fat admirer, plusieurs articles sur des sites comme ma-grande-taille… et je me suis arrêtée.

Au final, plus je me documente sur le sujet, plus j’ai l’impression que ce qui est apprécié chez les filles plus size, c’est qu’il y en a plus. Plus de seins, de fesses, de cuisses, de tendre et de moelleux. Apparament chez certains, cette recherche de « plus » ne semble pas aller sans un besoin de compenser autre chose de sous-jacent, cependant je m’abstiendrais d’en faire une généralité. Ce type de surenchère semble d’ailleurs n’être de mise que parmi une population assez réduite au sein du groupe déjà marginalisé de ceux qui préfèrent le moelleux.

Et les filles me direz-vous ? ca m’a fait plaisir de tomber sur deux posts plein de bon sens sur le forum de vive les rondes, en réponse à la question « que pensez-vous des fat admirer ? »

fat admirer vive les rondes

Les filles, je vous fait un gros bisou d’amour à toutes les deux. Vous m’avez aidé à mettre le doigt sur un truc : les fat admirer dont j’ai pu parcourir les témoignages et interviews semblent incapable de se projeter dans une relation avec une fille mince. J’ai vu l’un d’entre eux déclarer à la caméra que sa femme et lui ont divorcé quand elle a perdu 60 pounds, c’est à dire environ 30kg. C’était pourtant sa femme non ? Qu’il aimait assez pour passer le reste de ses jours avec ? … ou était-ce seulement pour et avec son gras qu’il a descendu l’allée ?

 

Et moi dans tout ça ?

Déjà, et ça me peine de l’admettre, je me suis sentie insultée. Dans mon système de valeur conscient il est évident pour moi qu’on accorde trop d’importance au poids des personnes et qu’on devrait s’abstenir de les juger dessus. D’autant que l’argument santé classique, qui joue sur une variante de « même pour lui/elle, ce doit être malsain, c’est pas possible qu’il aille bien en étant aussi gros » est erroné.
Je me rappelle avoir été très marqué par le billet d’une femme ronde qui avait été largement harcelée par son audience au sujet de son poids, et qui avait contré l’argument santé en postant carrément un bilan sanguin (impeccable). On lui a répondu que ce ne pouvais pas être elle. Elle a risposté de nouveau en postant une photo d’elle en train de danser, on l’a accusé de retouche. Elle a alors partagé une vidéo d’elle en train de danser en compétition (car oui, c’est une danseuse qui se produit en compétition), et là ses interlocuteurs se sont contentés de l’insulter copieusement.

Son propos, qui m’a beaucoup impressionné, c’est qu’elle va bien. Elle mène une vie épanouissante, elle ne se prive d’aucune activité en raison de son poids, et sa santé est impeccable. Et je la crois sur parole. Pour moi, tant que vous n’êtres pas le docteur de quelqu’un, vous devriez vous abstenir de faire une réflexion sur son poids.

Pourtant j’ai toujours vu ma mère se surveiller. J’ai lu les pages du supplément régime de l’été que tous les magazines féminins nous sortent tous les étés. Je suis persuadée au plus profonds de mon inconscient qu’un kilo de plus est un kilo de trop, et que je serai plus belle si j’étais plus mince. Ma famille valorise la minceur, et ne pas correspondre à leurs valeurs me fait encore du mal aujourd’hui.

Et maintenant je fais la gueule, comme à chaque fois que j’en viens à contempler le sujet.

Parce que je ne sais pas m’aimer comme je suis, parce que l’admiration maladroite de ce « fan » un peu lourdaud m’a renvoyé à ma plus grosse insécurité, parce que j’ai l’impression qu’il y a une volonté de contrôle des fat admirer sur leurs compagnes, et que les gens qui veulent exercer un contrôle sur le corps de leur compagne me font froid dans le dos. Quand ils les encouragent à prendre toujours plus de poids, j’ai l’impression qu’ils essayent d’en faire en quelque sorte leur création, de les forger selon leur désir au point de se les approprier.

Je fais la gueule parce que chez Zara la plus grande taille ne prévois pas assez de place ni pour ma poitrine, ni pour mes bras.

Quand mon mec me dis qu’il préfère les filles rondes, je lui réponds généralement qu’il est gentil mais que je ne vois pas ce qu’il me trouve pour autant.

Je me vois prise entre deux feux avec d’un côté l’exhortation à la minceur de toute une société, avec ma maman en porte-étendard, et de l’autre un groupuscule qui semble voir le corps de la femme comme un objet modulable et contrôlable, qu’on peut forger selon ses désirs. Est-ce si libérateur d’affirmer que la graisse, c’est bien aussi, si finalement on rejette l’idée de se laisser séduire par une fille mince ?

J’en ai marre, à en pleurer, de cette inversion des standars qu’on prends par erreur pour du progressisme.  Taper sur les minces ne libère pas les grosses, ça fait juste mal aux minces. J’en ai ras le bol de lire que « les vraies femmes ont des formes », et quand Meghan Trainor chante « all about that bass » dans un clip où on se moque de la seule fille maigre, enroulée dans une parodie de robe en film alimentaire avec un air triste, je me dis qu’on a du chemin à faire, moi la première.

Heureusement je sais qu’il y a là dehors des gens qui sont vachement plus avancés que moi sur le sujet, et j’espère pouvoir continuer à profiter de leur exemple. J’ai déjà commencé à faire des efforts en arrêtant de rentrer frénétiquement le ventre pour mes images, c’est quelque chose.

PS : maman, si tu passe par là. Je sais que tu me trouve jolie quand même, que tu as tendance à t’appliquer à toi des exigences plus sévères que tu n’en applique aux autres, et que de toute façon tu m’aime comme je suis. J’aimerai que tu t’aime aussi tout pareil parce que tu es grave belle, et parce que tu le mérite, et parce que tu n’as pas de raison de ne pas le faire.

Le harcèlement et le grand méchant loup

L’illustration de cet article a été choisie délibérément car elle met bien en lumière un détail qui me chiffonne. Elle a été réalisée par Ben Newman, si mes recherches ne m’ont pas mentis.

Donc, le gouvernement a fait de jolies affiches pour dénoncer le harcèlement sexiste et les agressions dans les transports en commun. Je suis à fond pour, ça va sans dire. Ça fait des années déjà que je saute sur toutes les occasions de dénoncer le harcèlement de rue, y compris directement auprès des agresseurs. Leur tête quand je m’arrête et leur réponds est souvent assez impayable, d’ailleurs.

Mais le harcèlement, ça n’arrive pas que dans la rue, ça peut aussi se produire sur internet. Et quand vous avez décidé d’axer votre production principalement autours de l’érotisme, les harceleurs ont tendance à se croire tout permis. Encore plus que d’habitude, s’entends.

Il y a un exemple tout frais qui vient de me tomber sous la main et il est tellement représentatif que j’aimerai qu’on le commente ensembles.

MCF06
Ceci est une image que mon cher ami Nicolas Fourny a récemment posté sur son Flickr. Vous pouvez cliquer pour aller y faire un tour, c’est une chouette galerie.

 

Hier soir j’ai remarqué dans les commentaires de cette image un post qui a été supprimé depuis. Il disait cependant en l’essence : Joli petit chaperon rouge, en le voyant il me prends des envies de me faire loup pour mieux la dévorer.
Et c’est plus fort que moi, je ne rate pas une occasion de faire savoir aux gens que je suis un être humain avec des sentiments et que se comporter comme ça, c’est me manquer de respect. Qu’ajoutées bout à bout, ces remarques créent un climat d’insécurité sourde qui me pousse à me demander, des fois, si je ne fais pas raccrocher. Souvent ça se passe plutôt bien et je gagne un follower qui s’efforce de me montrer sa contrition en me félicitant pour mon sens du cadrage ou de la lumière. Aussi souvent la personne m’ignore, mais quelle que soit l’issue, je suis généralement contente de mon choix. Parce que ne rien dire, c’est en quelque sorte légitimer, vous voyez.

Voici le post que j’ai fait ce jour là:
chaperon rouge commentaire

Michelle, qui est en fait un homme qui poste des photos de lui en lingerie féminine, et qu’on pourrait donc imaginer plutôt progressiste sur la question du respect qu’on doit aux femmes, a ressenti le besoin de s’expliquer, non plus sur la même image mais sur une autre que j’ai prise moi-même le même jour.

chaperon rouge et grand méchant loup

On ne s’étonnera pas du fait que je lui ai à nouveau répondu un roman, j’ai comme qui dirait la gâchette facile. Sachant que vous êtes déjà massivement sensibles au sujet, je ne prends pas le temps de le réécrire ici, mais j’aimerai par contre revenir sur un ou deux points qui me chiffonnent.

A quel moment ai-je donné mon consentement ?

Cet homme que je ne connais pas est en train d’étaler un paragraphe érotique -de mauvaise qualité qui plus est- au yeux du public et sans me demander mon avis il me prends pour protagoniste. Me voilà en train de lire par le menu ce qu’il aimerai me faire avec une espèce de fascination glacée. On peut alors se demander ce qui lui a donné -du moins à ses propres yeux- le feu vert pour poster ce message. En quoi, sous quel angle est-il légitime ?

Parce que je me met en scène de façon érotique ?

Parce que toutes les femmes le veulent, et donc moi aussi ?

Parce que je suis une femme et donc un objet de désir ?

Parce qu’il est un homme et donc en doit de me donner son appréciation, comme un juge en pleine foire aux bestiaux ?

Parce qu’au fait, pardon, j’aurai du commencer par là : c’est à ça que vous nous faites penser quand vous nous glissez un « très charmante » ou « superbe poitrine » au détour d’une rue ou d’un quai de métro. En tout cas moi c’est à ça que je pense. Je me demande si vous trouvez votre propre opinion tellement incontournable que parfois vous me courrez un peu après pour me l’asséner un bon coup, au cas où je ne l’ai pas entendue la première fois, et que son bénéfice ai donc été perdu pour moi. Trop aimable, vraiment.

S’approprier l’objet du désir.

Nous n’avons auparavant établis aucune correspondance, nous ne sommes pas sur un forum érotique, je ne suis pas non plus une opératrice en séance (hôtesses de charme, quelle doit être votre douleur !) et pourtant le voilà qui promène en esprit sa langue sur ma peau et qui ressent le besoin de me le dire. Quitte à être l’otage de ses fantasmes, pourquoi dois-je être au courant ? Pourquoi devons-nous entendre vos commentaires, croiser vos regards dégoulinants d’autosuffisance, subir vos mains sur nos jeans à peine nous entrons dans l’espace public, et ce qu’il soit réel ou virtuel ?

Une collègue me partageait un jour l’histoire d’un gamin qui avait facilement 7 ans de moins qu’elle mais qui, probablement pour impressionner un groupe de potes, lui a gueulé un compliments sur un quai de métro. Quand elle a pris le parti de l’ignorer, il s’est planté à quelques centimètres de son visage pour crier à nouveau « tu dis pas merci ? ». Par peur de se faire frapper ou précipiter sur la voie, elle a marmonné un « merci ».

J’en viens à la théorie que mater tranquillement les jolies filles qui passent ne suffit pas, et qu’il faut s’imposer à elle d’une façon ou d’une autre. Leur imposer sa domination d’homme, les forcer à plier même un petit peu pour que le point soit comptabilisé, en quelque sorte. Et pour se tranquilliser, on décrète que, les femmes étant plus belles quand elles sourient, elles devraient sourire tout le temps pour le bénéfice des hommes là dehors qui aimeraient se rincer l’oeil sur des filles qui ne font pas la tronche, s’il vous plait, merci. En fait une fille, c’est une jolie chose à regarder, consommer, posséder, dominer. Et les seules qui ne soient pas consommables sont épargnées parce qu’elles sont déjà aux mains d’un autre homme.

En définitive, le petit chaperon rouge, ça serait pas un peu une grosse salope ?

Elle portais du rouge non ? seule dans la forêt en plus. Sa mère grand malade, ça ressemble à une bonne excuse pour aller chercher des ennuis si vous me demandez mon avis.

Le twist le plus courant de l’histoire du petit chaperon rouge créé une complicité entre le chaperon et le loup. Concernant un conte portant sur la perte de la virginité, j’ai tendance à voir ces détournements d’un oeil assez positif. Si, plutôt que de finir dévorée/violée par le loup, la petite fille pouvait s’en faire un ami et grandir sans subir d’agression, ça me ferait super plaisir pour elle.

On se retrouve aussi souvent dans des représentations d’un loup sombre et musculeux, souvent de proportions gigantesques qui se prends d’amitié pour la petite fille, dont l’innocence le désarme, j’imagine. Ma foi pourquoi pas. Ca sent un peu le loup/père qui veille sur la virginité de sa protégée. on se demande la gueule que va faire le loup quand Rouge tombera amoureuse, mais pourquoi pas. Que faisons-nous par contre de ce fantasme très répandu qui laisse entendre que tout ça, c’est la faute du chaperon, qu’elle ne cherchait pas autre chose, qu’en fait elle a aimé ça, que c’est normal de forcer un peu au début mais qu’elle va apprendre à aimer.

Est-ce qu’en érotisant un viol, on ne renforce pas la culture qui le favorise, justement ?

Ne nous trompons pas, je ne cherche pas à condamner les fantasmes des gens. Tant qu’on sait faire la part des choses, et qu’on s’en tiens au safe, sain et consensuel, la dernière chose que je veux faire, c’est juger. Mais aujourd’hui un type s’est pris pour le grand méchant loup face à moi, alors que je ne portais pas de rouge, et que ça fait belle lurette que je ne suis plus vierge. Il m’a fait enfiler le costume de la victime dévorée, comme un photographe indélicat peut me demander d’enfiler un costume d’écolière. J’ai l’impression que me rajeunir est le moyen le plus rapide de me couper les griffes, de me rendre inoffensive et apte à la consommation.

Je ne suis pas une victime. je ne suis pas une salope qu’on force mais qui aime ça quand même. Quand je réalise un fantasme qui suppose une perte de contrôle, c’est en concertation avec mon partenaires, je n’arrache pas aux gens la possibilité de dire « non », de dire « stop ». je ne m’arroge pas le monopole du consentement. J’aimerai qu’on prenne tous le temps de se demander, quand on commente des travaux érotiques, si nous sommes bien capables de faire la part entre le fantasme mis en scène, et les acteurs.

Et à ce sujet d’ailleurs, Sirithil va probablement rédiger un livre sur ce que ça implique d’être modèle, et le projet a besoin de soutient. Elle aussi, elle réfléchis beaucoup au sujet, et si tu as lu ce post jusqu’ici, ça pourrais te tenter.

https://www.kickstarter.com/projects/sirithil/lart-de-la-pose-osez-le-narcissisme/widget/card.html?v=2

Je vous aime et je vous dis à très vite.

Le harcèlement et le grand méchant loup

L’illustration de cet article a été choisie délibérément car elle met bien en lumière un détail qui me chiffonne. Elle a été réalisée par Ben Newman, si mes recherches ne m’ont pas mentis.

Donc, le gouvernement a fait de jolies affiches pour dénoncer le harcèlement sexiste et les agressions dans les transports en commun. Je suis à fond pour, ça va sans dire. Ça fait des années déjà que je saute sur toutes les occasions de dénoncer le harcèlement de rue, y compris directement auprès des agresseurs. Leur tête quand je m’arrête et leur réponds est souvent assez impayable, d’ailleurs.

Mais le harcèlement, ça n’arrive pas que dans la rue, ça peut aussi se produire sur internet. Et quand vous avez décidé d’axer votre production principalement autours de l’érotisme, les harceleurs ont tendance à se croire tout permis. Encore plus que d’habitude, s’entends.

Il y a un exemple tout frais qui vient de me tomber sous la main et il est tellement représentatif que j’aimerai qu’on le commente ensembles.

MCF06
Ceci est une image que mon cher ami Nicolas Fourny a récemment posté sur son Flickr. Vous pouvez cliquer pour aller y faire un tour, c’est une chouette galerie.

 

Hier soir j’ai remarqué dans les commentaires de cette image un post qui a été supprimé depuis. Il disait cependant en l’essence : Joli petit chaperon rouge, en le voyant il me prends des envies de me faire loup pour mieux la dévorer.
Et c’est plus fort que moi, je ne rate pas une occasion de faire savoir aux gens que je suis un être humain avec des sentiments et que se comporter comme ça, c’est me manquer de respect. Qu’ajoutées bout à bout, ces remarques créent un climat d’insécurité sourde qui me pousse à me demander, des fois, si je ne fais pas raccrocher. Souvent ça se passe plutôt bien et je gagne un follower qui s’efforce de me montrer sa contrition en me félicitant pour mon sens du cadrage ou de la lumière. Aussi souvent la personne m’ignore, mais quelle que soit l’issue, je suis généralement contente de mon choix. Parce que ne rien dire, c’est en quelque sorte légitimer, vous voyez.

Voici le post que j’ai fait ce jour là:

chaperon rouge commentaire

Michelle, qui est en fait un homme qui poste des photos de lui en lingerie féminine, et qu’on pourrait donc imaginer plutôt progressiste sur la question du respect qu’on doit aux femmes, a ressenti le besoin de s’expliquer, non plus sur la même image mais sur une autre que j’ai prise moi-même le même jour.

chaperon rouge et grand méchant loup

On ne s’étonnera pas du fait que je lui ai à nouveau répondu un roman, j’ai comme qui dirait la gâchette facile. Sachant que vous êtes déjà massivement sensibles au sujet, je ne prends pas le temps de le réécrire ici, mais j’aimerai par contre revenir sur un ou deux points qui me chiffonnent.

A quel moment ai-je donné mon consentement ?

Cet homme que je ne connais pas est en train d’étaler un paragraphe érotique -de mauvaise qualité qui plus est- au yeux du public et sans me demander mon avis il me prends pour protagoniste. Me voilà en train de lire par le menu ce qu’il aimerai me faire avec une espèce de fascination glacée. On peut alors se demander ce qui lui a donné -du moins à ses propres yeux- le feu vert pour poster ce message. En quoi, sous quel angle est-il légitime ?

Parce que je me met en scène de façon érotique ?

Parce que toutes les femmes le veulent, et donc moi aussi ?

Parce que je suis une femme et donc un objet de désir ?

Parce qu’il est un homme et donc en doit de me donner son appréciation, comme un juge en pleine foire aux bestiaux ?

Parce qu’au fait, pardon, j’aurai du commencer par là : c’est à ça que vous nous faites penser quand vous nous glissez un « très charmante » ou « superbe poitrine » au détour d’une rue ou d’un quai de métro. En tout cas moi c’est à ça que je pense. Je me demande si vous trouvez votre propre opinion tellement incontournable que parfois vous me courrez un peu après pour me l’asséner un bon coup, au cas où je ne l’ai pas entendue la première fois, et que son bénéfice ai donc été perdu pour moi. Trop aimable, vraiment.

S’approprier l’objet du désir.

Nous n’avons auparavant établis aucune correspondance, nous ne sommes pas sur un forum érotique, je ne suis pas non plus une opératrice en séance (hôtesses de charme, quelle doit être votre douleur !) et pourtant le voilà qui promène en esprit sa langue sur ma peau et qui ressent le besoin de me le dire. Quitte à être l’otage de ses fantasmes, pourquoi dois-je être au courant ? Pourquoi devons-nous entendre vos commentaires, croiser vos regards dégoulinants d’autosuffisance, subir vos mains sur nos jeans à peine nous entrons dans l’espace public, et ce qu’il soit réel ou virtuel ?

Une collègue me partageait un jour l’histoire d’un gamin qui avait facilement 7 ans de moins qu’elle mais qui, probablement pour impressionner un groupe de potes, lui a gueulé un compliments sur un quai de métro. Quand elle a pris le parti de l’ignorer, il s’est planté à quelques centimètres de son visage pour crier à nouveau « tu dis pas merci ? ». Par peur de se faire frapper ou précipiter sur la voie, elle a marmonné un « merci ».

J’en viens à la théorie que mater tranquillement les jolies filles qui passent ne suffit pas, et qu’il faut s’imposer à elle d’une façon ou d’une autre. Leur imposer sa domination d’homme, les forcer à plier même un petit peu pour que le point soit comptabilisé, en quelque sorte. Et pour se tranquilliser, on décrète que, les femmes étant plus belles quand elles sourient, elles devraient sourire tout le temps pour le bénéfice des hommes là dehors qui aimeraient se rincer l’oeil sur des filles qui ne font pas la tronche, s’il vous plait, merci. En fait une fille, c’est une jolie chose à regarder, consommer, posséder, dominer. Et les seules qui ne soient pas consommables sont épargnées parce qu’elles sont déjà aux mains d’un autre homme.

En définitive, le petit chaperon rouge, ça serait pas un peu une grosse salope ?

Elle portais du rouge non ? seule dans la forêt en plus. Sa mère grand malade, ça ressemble à une bonne excuse pour aller chercher des ennuis si vous me demandez mon avis.

Le twist le plus courant de l’histoire du petit chaperon rouge créé une complicité entre le chaperon et le loup. Concernant un conte portant sur la perte de la virginité, j’ai tendance à voir ces détournements d’un oeil assez positif. Si, plutôt que de finir dévorée/violée par le loup, la petite fille pouvait s’en faire un ami et grandir sans subir d’agression, ça me ferait super plaisir pour elle.

On se retrouve aussi souvent dans des représentations d’un loup sombre et musculeux, souvent de proportions gigantesques qui se prends d’amitié pour la petite fille, dont l’innocence le désarme, j’imagine. Ma foi pourquoi pas. Ca sent un peu le loup/père qui veille sur la virginité de sa protégée. on se demande la gueule que va faire le loup quand Rouge tombera amoureuse, mais pourquoi pas. Que faisons-nous par contre de ce fantasme très répandu qui laisse entendre que tout ça, c’est la faute du chaperon, qu’elle ne cherchait pas autre chose, qu’en fait elle a aimé ça, que c’est normal de forcer un peu au début mais qu’elle va apprendre à aimer.

Est-ce qu’en érotisant un viol, on ne renforce pas la culture qui le favorise, justement ?

Ne nous trompons pas, je ne cherche pas à condamner les fantasmes des gens. Tant qu’on sait faire la part des choses, et qu’on s’en tiens au safe, sain et consensuel, la dernière chose que je veux faire, c’est juger. Mais aujourd’hui un type s’est pris pour le grand méchant loup face à moi, alors que je ne portais pas de rouge, et que ça fait belle lurette que je ne suis plus vierge. Il m’a fait enfiler le costume de la victime dévorée, comme un photographe indélicat peut me demander d’enfiler un costume d’écolière. J’ai l’impression que me rajeunir est le moyen le plus rapide de me couper les griffes, de me rendre inoffensive et apte à la consommation.

Je ne suis pas une victime. je ne suis pas une salope qu’on force mais qui aime ça quand même. Quand je réalise un fantasme qui suppose une perte de contrôle, c’est en concertation avec mon partenaires, je n’arrache pas aux gens la possibilité de dire « non », de dire « stop ». je ne m’arroge pas le monopole du consentement. J’aimerai qu’on prenne tous le temps de se demander, quand on commente des travaux érotiques, si nous sommes bien capables de faire la part entre le fantasme mis en scène, et les acteurs.

Et à ce sujet d’ailleurs, Sirithil va probablement rédiger un livre sur ce que ça implique d’être modèle, et le projet a besoin de soutient. Elle aussi, elle réfléchis beaucoup au sujet, et si tu as lu ce post jusqu’ici, ça pourrais te tenter.

https://www.kickstarter.com/projects/sirithil/lart-de-la-pose-osez-le-narcissisme/widget/card.html?v=2

Je vous aime et je vous dis à très vite.

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Ce soir je vide pour de bon mon appartement de célibataire. Mon petit nid du 16ème arrondissement aux fenêtres prises d’assaut par une glycine qui fleurissait mes printemps.

Après trois ans, de nombreuses galères, de belles soirées, des feux de cheminée, des soirées cupcake, du cidre a paillettes, des éclats de rires, la création d’un studio photo « popup », plein d’autoportraits, beaucoup de temps passé dans la baignoire, et j’en oublie probablement.
C’est à la foi l’endroit où je me suis reconstruit et l’endroit où j’ai essuyé mes plus grosses tempêtes. Celui où certains d’entre vous ont blindé ma boite aux lettres de cadeaux adorables chaque 19 mars.

Je me suis installée ici juste après mon diplôme, mon premier CDI en poche. Super optimiste. J’y ai ensuite connu le chômage, la galère, les petits boulots, l’angoisse du mois suivant, mon premier avis d’imposition avec autre chose qu’un zéro dessus (oups). j’y ai cousu mon premier corset. J’ai soigné la déco avec le soin maniaque de la personne qui a besoin de se constituer un nid. Aujourd’hui j’ai retrouvé un boulot stable, j’ai rencontré quelqu’un, et je lâche mon perchoir adoré.

Je l’ai déjà dis dans un autre post mais je le refais : cet endroit m’a sauvé. C’était mon rocher, et je m’y suis accrochée avec toute les forces disponibles. Il me donnait un sentiment de stabilité dont j’avais bien besoin. Il me donnait un espace où me ressourcer.

Je le quitte pour m’installer avec mon amoureux, alors ça va. Le nouvel endroit que nous avons trouvé est adorable, on étudie déjà des options pour reconstituer le coin couture et le coin photo. La salle de bain est tellement grande que je vais (enfin) pouvoir m’offrir le luxe de shooter dans ma baignoire.

Ne nous mentons pas je ne suis pas triste, je me prends juste un sacré coup de nostalgie dans ma gueule.

Du coup, faisons un petit retour en arrière sur 3 ans de souvenirs.

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Et un souvenir de shooting.

A studio in Paris, backstage in slow motion from mademoiselle cherie on Vimeo.

Bref. je ne vous cache pas que je vais probablement essuyer une larme ce soir, parce que je suis vachement sentimentale, mais j’ai aussi hâte de découvrir la suite, et je ne manquerai pas de la partager avec vous !

A très vite, et n’oubliez pas que je vous aime.

Girls wanna have fun (avec toi si possible)

Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir d’enfermer de recevoir Valtesse de Larose, la moitié gauche d’Event division dans mon salon pour discuter du prochain événement que son acolyte et elle organisent. (je dis gauche mais je suis pas bien sûre, remarque). Girls wanna have fun c’est un dimanche après midi 100% filles pour renouer avec le bon esprit de tes après-midi entre copines du collège, mais avec la puissance des femmes adultes qu’on est devenues.

Ça m’intriguait, j’avais plein de questions, j’ai donc agité une tablette de chocolat pour la faire venir et lui tirer les vers du nez.

Explications.

 

Valtesse ma Valtesse, on vous voit plus souvent dans des esthétiques steampunk et des univers alternatifs, qu’est-ce qui vous à pris à Charline et toi d’organiser un truc pour filles comme ça ? 

La vérité c’est qu’on est crevées, qu’on a besoin de se ressourcer, qu’on avait envie de baigner dans de bonnes énergies et spontanément, on a pensé à ces après midi entre filles où on passe de bons moments sans se sentir jugées, où on peut être nous, juste nous, aussi apprêtées ou loose qu’on en a envie. Et là on s’est dit : on a quitté le collège, on n’a plus l’age d’essayer en douce toutes les couleurs de vernis de maman mais si on a quand même envie de s’asseoir en tailleur sur le tapis et de faire du networking, qu’est-ce qui nous en empêche ?

 

Ok, dis comme ça ça a du sens. On va y faire quoi, si on pique pas ses vernis à ongles à maman ?

On a plein de choses de prévues. Toutes les éditions auront un thème, on a décidé de commencer sur les pinups pour fédérer et parce qu’on avait d’ores et déjà sous la main plein d’intervenantes géniales comme Miss Anne Thropy qui collent super à ce thème. Pour une première édition, c’était cadeau. Donc il y aura :

  • Un espace networking. Ramène tes cartes de visites, ta prochaine collaboratrice est peut être dans la foule.
  • Un workshop par Miss Anne Thropy pour danser avec un boa
  • Un atelier « tourne tes nippies girls » pour toutes celles qui veulent percer les mystères des ponpons qui tournent sur les pinups des films
  • Un atelier make up avec elle aussi pour savoir le parfait makeup pinup
  • Un espace relooking et shooting
  • Une masseuse présente sur l’événement
  • Une vente privée (avec tarifs préférentiels) et plusieurs stands
  • Open bonbons
  • Open popcorn
  • Une coupe de champagne

 

Concrètement, ça coûte combien ?

Ça coûte 50€, prix unique pour tout le monde. Ce prix de base donne accès à tout ce qui n’est pas ateliers, auxquels vous pouvez vous inscrire en plus à un tarif préférentiel. Et comme on voulait quand même permettre à tout le monde de profiter, nous offrons plusieurs « surclassements » aux premières inscrites.

Bon, là c’est devenu compliqué, du coup je vous ai fait un petit tableau récap. De rien.

girls wanna have fun

 

Mais ce concept 100% féminin, c’est pas un peu limitant finalement ? On a pas mieux à faire que faire joujou avec du maquillage ?

Déjà non. Va chier. C’est pas parce que t’es une fille à paillettes que t’es pas une femme forte et qui s’assume, c’est d’ailleurs pour ça qu’on installe un espace networking. Justement PARCE QUE les femmes sont de plus en plus fortes, s’assument, et osent prendre leur couilles à deux mains et monter leur boite, se lancer, faire ce qui leur plait.

Faut arrêter trois minutes d’exiger de nous d’une part qu’on soit super désirables tout le temps et de nous foutre dans la case « potiche » dès qu’on a envie de jouer avec nos cheveux, notre make up, ou un boa.

A la girls wanna have fun, si tu veux bouffer des bonbons en parlant de ton business plan avec d’autres personnes, tu peux. Si tu veux apprendre à faire sortir la bombe sexuelle qui est en toi avec un boa, tu peux. Et d’ailleurs nos amis trans/homo/ lesbiennes et tous ceux qui adhèrent à cet esprit sont admis.

 

Est-ce que tu as quelque chose à ajouter ?

Pour cette première édition, nous avons en plus un atelier « tourne tes nippies » d’organisé, qui est accessible à tout le monde pour seulement 10€ (ce genre de stage coûte plutôt dans les 50€ d’habitude). En plus, il y aura un stand de vente de nippies, du coup ça sera l’occasion ! On est encore en train de booker pleins d’autres super surprises donc vous pouvez nous suivre sur la page de l’événement, où on annoncera toutes les nouveautés au fur et à mesure.

On a aussi créé un groupe sur facebook où on vous proposera nos idées, et vous pourrez nous dire ce qui vous intéresse ou pas.

Enfin, vous pouvez parrainer d’autres girls. Si vous nous contacter pour nous prévenir que vous comptez inviter d’autres participantes, on vous éditera un code sur mesure. Dès que 4 personnes auront rentré ce code en prenant leur place, on vous remboursera la votre. Et on vous fera aussi un bisou à la soirée, avec du champagne.

 

Voilà voilà. merci à Valtesse de ne pas avoir tué tout mon stock de Haribo parce que ce soir, y’a soirée raid. je vous embrasse fort, et j’espère qu’on se verra sur place 🙂

Geekopolis

Première fois pour moi au salon Geekopolis. Je vais commencer par dire un grand merci à Thibault pour m’avoir offert une place, c’était adorable de ta part.

C’était une chouette découverte, l’organisation en villages thématiques m’a beaucoup plu, c’est agréable quand on aime flâner d’un stand à l’autre, de pouvoir décider quel univers on va explorer. Bien sur, je ne m’en suis pas tenue pour autant à un seul endroit.

La chouette surprise, c’est que les allées étaient pleine de gens cools. Ca a été l’occasion de revoir des personnes rencontrées notamment à 20.000 lieues sous Paris. J’ai croisé Comtesse Léa et Maelle quand elles quittaient les lieux, ainsi que l’équipe de Spacefleet, avec qui j’ai une histoire qui remonte à loin, puisque le réalisateur est en fait Vortigen, et l’auteur Monsieur Chéri premier du nom (nous nous sommes séparés il y a longtemps maintenant mais je n’envisage pas de recycler le titre, ça me semble juste irrespectueux pour tout le monde). Je suis aussi tombée par pur hasard sur une amie de Rennes, j’ai aussi eu un gentil bisou d’une fan, et je suis tombée sur une fille super coll et son copain (super cool aussi) que je ne connaissait pas encore, mais que mon mec devait me présenter dès le soir même au dernier bar avant la fin du monde. Et je trouve ça très drôle 🙂

Je vous ai ramené quelques photos souvenirs de mes pérégrinations dans les allée, et aussi de mon passage sur le stand de French steampunk.

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merci Frenchsteampunk pour la photo !
merci Frenchsteampunk pour la photo !

A part ça, je me suis aussi retrouvée à faire un arret sur le stand de Japan Lifestyle, un magazine vachement trop bien, même que ma copine Sirithil y travaille depuis peu et à l’air de vraiment aimer ça (prends-toi un abo, et tu participera ainsi à la pérennité de son job, c’est pas beau ça ?). Ils avaient organisé un stand relooking + photos et même si, il faut le reconnaître, ce genre de style ça n’est pas moi du tout, je trouve qu’ils ont réussi un sacré joli boulot. En regardant la photo on pourrais ignorer qu’il était 17h30, que je crevais de chaud, que j’avais mal aux pieds, que les anglais avaient débarqués et que je rêvais de rentrer chez moi me rouler en boule dans le noir.

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sacré performance, bravo au photographe qui en plus était sympa (pour lui aussi il était 17h30 et il faisait grave chaud)

En fait mon seul regret concerne le site de Geekopolis sur lequel je m’étais inscrite à plusieurs activités, sans noter mon planning. j’étais persuadée que je pourrais le re-consulter facilement plus tard. Or non, je ne sais pas ce que j’ai fait mais impossible de retrouver ni l’adresse mail ni le mot de passe utilisés. Et aucune procédure de récupération de mot de passe en vue. Et aucun mail de confirmation envoyé.

Donc, organisateur de Geekopolis, si tu passe par là, ça serait super cool de nous envoyer un récap de ce à quoi nous sommes inscrits, trois jours avant le festival. Moi je me suis bien amusée, c’est pas grave que je n’ai pas participé aux activités, mais c’est con que ma place ai été bookée et pas utilisée, elle aurait peut être profité à quelqu’un d’autre.

Songes d’une nuit d’orient

Toi lecteur, ça fait un moment que je ne t’ai pas embarqué dans de folles soirées. La dernière fois c’était probablement à 20.000 lieues sous Paris. On a dansé jusque tard et mangé des crêpes au petit matin, et les cocktails étaient supers biens. Tu te rappelle ?

Super, on remet ça ? Les filles d’Event Division nous gâtent avec les songes d’une nuit d’Orient, ça sera le vendredi 3 juillet à la Casbah dans le 11ème, et franchement ça promet.

Apparemment Docteur F est encore aux commandes de la carte des cocktails, rien que ça c’est une raison de venir. Avec le cocktail à 7,50€ seulement on va être bien. Il y a une performance prévues toutes les 30 minutes, de 22h à 4h du matin. Avec des intervenants aussi cools que Comtesse Léa, Lou Cat, Miss Anne Thropy,  Aswad et moi aussi d’ailleurs, je vous fait une version améliorée et adaptée de « toxic ». On va en prendre plein les yeux.

J’ai même un visuel pour me la jouer, du coup je vous le montre :

annonce performer

Y’a carrément un bruit qui court comme quoi la soirée est déjà sold out, tellement on a tous l’intention de venir. Du coup viens aussi, sinon tu vas grave nous manquer.

Bon mais le truc dont il faut qu’on parle c’est qu’à 8 jours de la soirée, un truc gentil qu’il faut faire, quand on aime les gens qui organisent des choses, c’est de réserver sa place. Ca permet aux lutins, djiins et autres génies de procéder à l’orga l’esprit léger, et de pas avoir à avancer des sommes monstrueuses de leur poche. Parce que la magie a ses limites, généralement payer les factures en est une. Nan puis ça t’évitera d’attendre trop long à l’entrée, voire même de pas pouvoir entrer du tout.

On en a déjà parlé à l’occasion des Geek Faeries mais j’ai pensé que ce serait pas con de le rappeler : soutenir les créateurs, c’est aussi par ce petit geste que ça passe. Et encouragez vos potes à venir, je retire mes fringues seulement une fois tous les trois mois en ce moment, ça serait dommage de rater ça (du moins en public, à la maison j’adopte un rythme plus soutenu).

Je vous laisse avec une interview vidéo des orgas super super bien faite (Bravo l’écho vaporiste), et puis le lien vers la billetterie. https://www.weezevent.com/songes-d-une-nuit-d-orient

A vendredi !

Le steamversaire

Récemment, j’ai été très émue d’être invitée à fêter les 10 ans de mariage d’un couple d’amis.

Ils ont fait ça a merveille, en nous réunissant en petit comité dans un joli château pendant un week-end sur le thème steampunk. Comme vous pouvez le voir, tout le monde a joué le jeu. Je partageais ma chambre avec Sirithil, et nous étions toutes les deux accompagnées de nos compagnons respectifs. Du coup, c’était un joyeux bordel, et on a toutes les deux pu annoncer toutes contentes « je suis logée avec ma meuf et mon mec. » (pour ceux d’entre vous qui débarquent, Sirithil et moi avons en effet décrété que nous formons un couple).

Il y avait une super chasse au trésors d’organisée. On a rejoint le groupe des Adorateurs des abysses anonymes, dont je vous livre le pitch :

Votre groupe est la référence ultime en matière d’occulte.
Francs-maçons, Templiers, Illuminati et autres Séides de Cthulhu sont des petits joueurs à côté de votre organisation ; d’ailleurs vous battez régulièrement ces pauvres amateurs aux matchs amicaux de « cricket et invocation » de la Confédération Internationale des Théoriciens du Complot, c’est dire ! 

Avec mon ombrelle des abysses (gentil cadeau collaboratif de Sirithil et Poulpitron, j’étais obligée d’adhérer). On rangeait les indices collectés (principalement sur papier) au fur et à mesure dans mon décolleté, rebaptisé pour l’occasion « la banque de guilde ». Y’a des jours comme ça, j’aime me dire que j’apporte vraiment une contribution de valeur au groupe, vous voyez…

Je ne vais pas trop vous en dire sur l’événement qui était nécessairement privé et donc très personnel. néanmoins je peux vous dire que quand la VoluteLady s’y met pour organiser des trucs, on retrouve son sens du détail, et c’est bon.

A part ça, si vous aviez jamais rêvé de voir MademoiselleCherie brûler des crèmes brûlées pour 30 personnes, c’est le moment :

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DA : Jess Grinneiser
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Photo : Alex et Armelle
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DA : Jess Grinneiser  – Avec la jolie chemise à la Reine qui ‘ma demandé tellement de boulot.
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DA : Jess Grinneiser
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Photo : Jeanne et Fabien

Certaines phots ont été prises par Jess Grinneiser, mais il est pas photographe, il faisait la DA et l’appareil était par hasard dans sa main quand il s’est déclenché tout seul (mais si ! ça arrive ! ). Pour les autres, merci beaucoup à Armelle et Alexandre, Jeanne et Fabien, et probablement d’autres aussi que j’ai oublié. Pardon à vous.

Le lendemain matin, Florence a pris le temps de faire avec moi quelques images pour Zivity. Jess a été assez gentil pour tenir le réflecteur. J’ai hâte de voir ce set publié.

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Photo : River – Traitement: Ooni (c’est une collaboration à personnalités multiples)

A part ça, en ce moment j’avoue que je ne me sens pas au top de ma forme mais Caroline m’a fait un gentil compliment en me disant que c’est quand même surnaturel d’avoir un tour de taille de 60 et un tour de poitrine de 120 comme je le fais. C’est une nette exagération sur les chiffres ais dans la bouche de la corsetière qui m’a fait rêver toutes ces années avec ses tenues, c’est juste un sacré compliment. On imagine qu’elle en a vu passer, de jolies tailles fines ! Du coup j’étais toute fière, et j’ai retrouvé mon mojo pour deux bonnes semaines.

Je vous dis à très vite, je vous aime.

Paris folies de la coupole

Ca fait un moment que j’entends parler des Paris-Folies de la coupole par la Baronne de Paname, mais il a fallu attendre mars pour que Vanessa et Charline, les filles d’Event Division me traînent avec elles découvrir cette ambiance tellement particulière.

C’est une soirée mensuelle, et le thème cette fois-là, c’était FASCINANT SHANGHAÏ DES ANNÉES 20-30. Forcément, ça devient assez vite difficile de résister. Je découvrais la salle pour la première fois (scandale !) mais j’ai eu le plaisir de retrouver des visages connus, et surtout de profiter enfin d’un moment avec mes deux acolytes où aucune d’entre nous n’était en train d’organiser un truc. Danser avec Charline et Vanessa, une coupe de champagne à la main, au lieu d’échanger des astuces sur les outils de community management qui font gagner du temps, en checkant nos mails respectifs, ça change vachement. Et plutôt en bien.

Vous savez, ce moment où une collaboratrice devient peut être bien une copine.Une vrai qu’on essaye de voir souvent en dehors du boulot. On notera d’ailleurs que niveau intimité, on se place bien, ce sont mes nippies que Vanessa porte sous sa robe. Je l’ai demandée en mariage à deux ou trois reprises ce soir là mais apparemment elle a d’autres prétendant(e)s, et son corps est un temple. J’ai suggéré un truc à base de polygamie et de réunions du culte vachement festives dans et autours du temps en question. Elle a un peu rougit et beaucoup ri. J’étais fière de ma connerie.

Si vous envisagez de passer à l’une ou l’autre des prochaines éditions, faites-moi un petit signe, ça serait bien dommage qu’on se rate.

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A très vite mes amours.