L’orgasme du cuir chevelu

Bon j’avoue: j’ai un peu la flemme de raconter les deux derniers jours de travail en bretagne.

Donc voilà quelques photos backstages avec Ramses, le loup, et Nounours, le lapin, et Sofia toute seule parce qu’elle est jolie.

IMG_0300P7130228_webMariage loug-garrou

On s’est beaucoup amusées malgré la fatigue qui commençait sérieusement a devenir pesante, et j’ai été estampillées « mordue par un loup ». Bon il a a peine entamé ma main parce qu’il voulait s’enfuir et que je le tenais, les marques sont déjà parties du coup ça fait moins spectaculaire que prévu mais… n’empêche que dans un diner mondain « ça me rappelle la fois où je me suis fait mordre par un loup en forêt de Brocéliande » ça claque.

De notoire aussi: j’ai convertis pas mal de monde au Breiz Cola (le Cola du phare ouest) et au far breton.

Puis donc je me suis fait déposer aux environs de Carnac pour une petite semaine chez un ami d’enfance. C’était très bien. J’ai découvert « Crime Arnaque et Botanique » entre autres supers films regardés pendant mon séjour, expié es pechers de l’année en marchant pieds nus sur une route mal goudronnés en rentrant de la plage, beaucoup réfléchis a tout un tas de choses et me voilà de retour a Paris.

Et a peine rentrée je me suis rendu compte qu’il était quand même plus que temps que je fasse un truc a propos de mes cheveux. Je me suis donc dirigée vers le salon de coiffure le plus proche n’espérant pas de miracle, juste un rafraichissement. Et le miracle eut lieux.

Donc je vais pas donner de nom par discrétion mais le miracle a 22 ans et aime les jolies chaussures. Allez savoir comment mais oui, en 15mn j’avais réussi a lui faire dire ça. Mais c’est bien, parce que du coup on a tout de suite sympathisé. J’ai donc mis la main sur le coiffeur parfait, celui qui comprends quand je dis « je voudrais un truc années 50 », qui me complimente sur les chaussures et qui, botte secrete, fait des massages du cuir chevelu a tomber par terre. Je pense que s’il s’était interrompu en me demandant la combinaison de mon très secret coffre a lingerie je l’aurai donnée sans même m’en rendre compte. Si le mec ouvre un salon, avec une botte secrete pareille il n’aura aucun mal a fidéliser la clientèle croyez-moi.

Donc me voilà de nouveau brune (il était temps!!) et de nouveau visible en public.

Pour ne pas perdre de vue la scène fétichiste française je vous sort aussi le trailer du bal des supplices qui aura lieu a Lyon le 26 septembre et qu’il ne faut SURTOUT pas rater, encore que je me soit proposée a Sylvain pour son défilé et qu’il n’ai toujours pas répondu, le vilain. Si ça se trouve je ne participerai donc pas aux performances. Mais même sans ça je ne raterai pas une soirée qui m’a laissé une si grosse impression l’année dernière. On a même invité quelques amis « vanille » a se joindre a nous. heureusement qu’avec ma monstrueuse garde robe je peut habiller les copines quand elle décident d’accepter!

Dimanche: la vie de château.

Dimanche matin les filles et moi étions au petit dej à neuf heures tapantes histoire de prouver notre sérieux. Peine perdue puisqu’il n’y avait personne pour constater notre prodigieuse ponctualité: nous étions les premières descendues. Après un copieux petit déjeuner nous avons de nouveau entassé quelques valises pleines d’accessoires dans le coffre pour nous rendre à proximité de Rochefort-en-Terre au château de Talhouët pour profiter ‘une vieille chapelle, de mégalithes recouvertes de mousse et des très jolis jardins de la propriété.

Alain nous avais demandé de nous tenir et de n’être ni trop bruyantes ni trop découvertes pour notre arrivées sur place histoire de ne choquer ni le proprétaire ni les visiteurs. Nous avions donc donné un jour de repos a nos hauts talons et sommes restées pudiquement dans la voiture pendant les conversations d’adultes. C’est vrais que ça destabilise toujours les gens de savoir que trois nymphettes vont poser dans les alentours. Il parait même qu’au téléphone le monsieur avait demandé « vous n’allez pas faire de trucs cochons, hein? ». Heureusement ça n’était pas le propos.

Pour une raison qui m’échappe Alain avait flashé sur les rhododendrons de la propriété et nous en a parlé au moins trois fois pendant le trajet qui a pourtant duré moins d’une heure. Résultat ça n’a pas manqué: a peine descendue de la voiture nous avons toutes comme un mouvement réflexe sorti nos appareils photos pour prendre lesdites fleurs en photo une bonne fois pour toute, et qu’on ne nous fasse plus ch… avec ces foutus arbustes. je me moque mais j’adore ces fleurs.

La chapelle tenait réellement toutes ses promesses, surtout sur le plan désaffecté. Ashke, qui est arachnophobe, nous a fait tout un bordel a chaque fois qu’il fallait trop s’approcher des murs, c’était très drôle. On a rapidement installé un set make-up sur un des vieux bancs et c’est moi qui ai assuré le maquillage. En fait j’adore ça, tourner autours des filles pour les aider avec leurs fermetures éclairs, être a côté quand elles se changent en princesses ça m’éclate presque autant qu’en devenir une moi-même. Ashke, comme a son habitude, assurait le backstage. C’est un peu comme quand elle assiste aux diners fetish chez moi: elle est contente; elle fait des photos. Mais elle a aussi été sublime, debout sur l’autel avec une épé dans les mains. C’était la toute première fois que Lullaby portait du latex ce jour là, et je dois dire que j’étais limite émue, d’autant que dans sa tenue HMSlatex elle avait vraiment une ligne de sirène. Si elle accepte de venir au Bal des Supplices avec moi elle fera vraiment sensation.

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Puis déjeuner. On nous avait annoncé « une petite salade », mais on a quand même eu du foie gras, une grosse salade, quelques très bons fromages et un bon petit blanc pour arroser le tout, avec des cerises au dessert. La conversation roule encore et encore mais quand Alain attaque avec la spiritualité la fatigue commence a se faire carrément sentir et je me charge de lui dire qu’après tout le boulot qu’on a abbatus et nos horaires infernaux des deux derniers jours je refuse tout dialogue qui ne porte pas sur les trois points suivants: la prochaine pause déjeuner, le moment où on retrouvera chacune son plumard et bien entendu le travail de cet après midi, parce qu’on peut être morte de fatigue et efficace quand même. Les filles se rangent de mon côté et nous gagnont une petite sieste dans les transats qui se trouvent dans les jardins pendant que lui et manu installent le prochain set.

Après dix petites minutes de causette bien civile dans nos chaises longues, j’ai fini par craquer, étaler les coussins mis a notre disposition sur la pelouse et fait un petit somme. les filles n’ont pas mis plus de quelques secondes a m’imiter et c’est donc après nous être bien reposées au soleil que nous avons attaqué la seconde partie de la journée que s’intitulera « trip médiéval dans la verdure »

Arles 2.0

Toujours à Arles pour le Festival Européen de la Photo de Nu, le programme ne semble pas vouloir changer et nous passons chaque jour des heures à table. Une fois de retour à Paris plus aucune de mes fringues ne va m’aller, c’est déjà un miracle que j’ai réussi aujourd’hui à me faufiler dans le second corset que m’a gentiment prêté Caroline pour un shoot express à la fenêtre de ma chambre. J’espère vous poster les photos demain.

Le shoot d’hier dans une manade s’est relativement bien passé, si je n’étais pas en grande forme j’ai néanmoins fait copine avec un cheval, fait copine avec tout un essaim de moustiques et presque fait copine avec des taureaux. Je n’ai par contre pas été hyper amie avec une guêpière Catanzaro prêtée pour l’occasion qui m’a mené de déconvenue en déconvenue, impossible de faire rentrer ma poitrine dedans et une jarretelle s’est détachée à six reprises. Pas de chance.

Il y a quand même quelques photos qui valent le coup et je ne me serai donc pas fait vider d’un bon litre de sang par les moustiques carnivores de camargue en vain.

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Ca donc c’est mon copain cheval. S’il faut tout avouer: le ciel d’orage a été rajouté numériquement, pour ajouter de la gothicitude au tout. J’aime assez.

Arles et le FEPN. Ivresse, ivresse…..

De retour à Paris juste assez longtemps pour défaire et refaire ma valise… et bien évidemment me remettre la tête en place. Aucun courrier révolutionnaire dans ma boîte aux lettres, pas même une paire de bottes que j’ai commandée il y a quelques temps et que j’attends avec impatience.

Plusieurs photos par contre, dans un style très pin-up particulièrement jouissif, signées Vortigen.

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Et me voilà repartie pour Arles à l’occasion du festival Européen de la Photo de Nu. Fait amusant: les rues sont encombrées de touristes photographes amateurs, reflex autours du cou, qui ont fourbis leurs plus gros objectifs et qui photographient qui un caillou, qui une porte, qui un café. De mon côté je cherche les coins d’ombre et je m’accroche désespérément à ma creme solaire.

De pot avec untel en pot avec machin avec les déjeuners au milieux, toujours bien arrosés de vin blanc, on arrive quand même à faire quelques photos par-ci par là pour ma collection personnelle. Hier c’était avec un corset Volute, qui a remporté un franc succès auprès des Arlésiens. Ha les séances en extérieur… celle-ci a été réalisée dans le patio de l’hôtel, j’espère faire aussi quelque chose coté jardin car le jardin sent le chevrefeuille et est muni d’une piscine.

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Les expos ne manquent pas d’intéret, J’ai même retrouvé plusieurs artistes dont je connaissais déjà le travail et (c’est l’intérêt) découvert d’autres qui m’étaient totalement inconnus. Patrick Wecksteen nous a d’ailleurs rejoint hier pour en voir quelques unes… et boire un coup. Beaucoup notamment aimé Marc Lagrange, Natasha GUDERMANE et Audrey BARDOU. Je reste étonnée tout de même par un certain nombre de choses. Pour commencer si l’industrie photo dépense des millions pour créer des appareils de plus en plus performants au rendu de plus en plus fin sur lesquels les photographes de tout poils se jettent souvent comme des mouches sur un pot de miel de nombreuses photos présentaient du grain. Est-ce symptomatique d’une espèce de nostalgie d’un âge d’or de la photographie forcément situé dans le passé?  D’autre part le corps de la femme, très exposé dans un festival autours de la photo de nu est souvent présenté soit comme objet d’art asexué, soit de façon assez cucul, enrobé de termes comme utérus, sensibilité  et maternité, soit dans un sexy assumé qui rappelle agréablement la grande période de playboy, quand faire un magazine de charme était encore rentable. Finalement il n’y a que peu de photos ou plus loin que le nu j’ai eu l’impression qu’une PERSONNE était représentée. Ca m’ennuie, étant donné que qui dit nu dit modèle et que le modèle est a priori une personne.

En fait je regrette qu’on ne puisse pas prendre à part l’artiste et lui demander « mais pourquoi tu as fais ça? » je suis sure qu’une bonne part d’entre eux serait passionnants… et puis le cas échéant avec un petit verre de blanc tout le monde est intéressant à Arles.

Au programme aujourd’hui: poser avec des taureaux, puis poser avec des chevaux. Ambiance ambiance…

Bal des supplices

De retour de mon premier Bal des Supplices, qui s’est avéré être une véritable découverte.

La soirée, réunissant une véritable foule de personnes aux tenues variées, pin up, goth, cyber, fétichistes du latex dont quelques rubberdolls très réussies. J’ai pour ma part craqué sur une bande de jeunes filles habillées en Marin façon pin up rétro, entourées de leurs amis, tout droit tirés du clip candyman de Christina Aguilera.

Les deux défilés ont déclenché l’admiration, ainsi que le fetish show de Mistress Sandra, qui était d’ailleur ma partenaire lors du défilé. Il fallait au moins ça pour que j’accepte d’être tenue en laisse, même 3 minutes! Plus sérieusement au sein de l’équipe regnait malgré le stress, une véritable camaraderie et le « milieu » blaguait en français, allemand, anglais dans les backstage en se foutant des convenances et parfois de la grammaire.

Le lieu aussi se prêtait à merveille à cet évènement chic et sexy : grand, lumineux et très joliment meublé de canapés en cuir blanc, et d’une croix de saint André construite et peinte par CoeurJoly dans l’après midi, qui avait été mise à sécher bien en évidence sur le quais devant la péniche. Je serais restée des heures à regarder la tête des promeneurs!!

En résumé une véritable réussite, soirée à laquelle je retournerai les yeux fermés.