Ce qu’un an et 52 autoportraits m’ont appris sur moi, sur la photo, sur les autres.

(ma) vie de fille, Blog

Ce qui compte, c’est de donner sincèrement, sans compter

Il  y a des jours où atteindre la qualité qu’on juge « minimum pour parution » est impossible, que ce soit pour des raisons de temps, de moyens, ou simplement à cause d’un ratage. L’essence du projet étant dans sa régularité, il a fallu apprendre à vivre avec.
Aussi il y a une semaine où j’ai pu consacrer 4 heures à la retouche d’une seule image, et d’autres où la prise de vue et la mise en ligne ont pris bout à bout 30mn.

Semaine 13

Un projet préparé, pensé et exécuté. Le résultat n’est même pas ce que j’espérait, mais au mois tout à été fait dans les règles

Semaine 16

Une mage réalisée en un clin d’oeil en lumière naturelle, avant d’aller déjeuner chez ma grand mère. Ironiquement, une des meilleures de la série.

 

Je ne suis pas maîtresse de ce que je photographie

(Ou bien c’est les autres qui ont plus de discipline que moi… )

Mise en situation : J’avais prévu de faire une carte postale cochonne ambiance Paris début de siècle, je me retrouve avec une pin-up très Amérique 1950. Oups, l’habitude…

Je n’ai pas assez d’espace pour disposer les flashs comme je veux, finalement le nu en noir et blanc c’est mort. Bon je vais mettre mon ensemble en latex, il est super mignon, pas grave.

C’est un travers contre lequel il a fallu sacrément lutter d’une semaine sur l’autre. Quand j’avais une idée très précise de ce que je voulais, il m’est arrivé de me battre jusqu’à ce que j’obtienne exactement ce à quoi je pensait, comme par exemple pour la série (un)dressed. Mais le plus souvent, je changeait mon fusil d’épaule. Si c’était à refaire, je me forcerai peut être à plus de discipline, pour ne pas regretter ensuite de ne pas être plus sortie de ma zone de confort.

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Le matériel, ça compte

Non sans rire, bien sur que ça ne fait pas tout mais ses limites peuvent être infiniment frustrantes. La faible ouverture de mon objectif par exemple a été la source de nombreuses frustrations, j’aurais volontiers exploré des effets de Bokeh bien soyeux. Néanmoins, il m’a suffit d’investir dans un kit de flashs bas de gamme pour complètement révolutionner mes prises de vue (et me permettre de shooter l’hiver quand la lumière naturelle ne rentre plus assez dans mon appartement).

Semaine 22

Première photo réalisée avec mon kit de flashs. Le coup de foudre immédiat.

La discipline aussi

Oui, ranger le studio alors qu’il faudra le ressortir dès le week-end prochain, ça ressemble un peu à une punition. Déplacer les meubles de mon petit chez-moi chaque semaine ressemblait parfois à une tâche insurmontable. mais c’est dans les usages du quotidien que je trouve la force de continuer, il fallait donc maintenir mes habitudes autant que possible pour éviter que je me retrouve complètement déphasée.

 

Mon corps change moins que la façon dont je le perçoit

Il y a eu des jours où quoique je porte je me sentais très moche, et d’autres où tout m’allait. Les semaines où me mettre au travail m’a le plus coûté sont les celles où j’avais le sentiment que qu’importe mes efforts, je n’arriverai jamais à me rendre présentable. Ce qui est particulièrement intéressant à ce sujet c’est que de toute l’année, mon corps a très peu changé.

 

En plus je sais pas me maquiller.

Mettons que j’ai commencé à piquer ses magazines à ma maman vers mes 12 ans. On en est à 14 ans de conseils beauté mis bout à bout. Pourtant c’est Comtesse Léa qui m’a appris à m’épiler les sourcils cette année et à les maquiller. Je déplore que l’industrie soit si douée pour inventer de nouveaux fards censés révolutionner nos rituels beauté alors que les magazines sont si mauvais à nous expliquer comment tirer partis des basiques. Pas étonnant qu’on se trouve toutes moches et qu’on continue à acheter, me direz-vous…

Il en va de même pour la coiffure, et j’ai beau avoir scruté mes collègues, elles non plus ne semblent pas avoir accédé à un savoir supérieur sur la question. Ça a tendance à me foutre un peu en rogne.

 

D’ailleurs, chacun verra bien ce qu’il veut dans mes images

Il y a des images que j’ai publié jute parce que je me trouvait très belle dessus, j’ai reçu des compliments sur la compo. D’autres où j’étais très fière de la lumière, j’ai eu des compliments sur mon corps. Certains ont vu une croisade de l’acceptation de soi et une ode aux courbes, d’autres un parcours d’apprentissage. Il y en a qui ont décidé que c’était un projet artistique. Ma propre opinion a évolué d’un jour sur l’autre, mais si il faut dire la vérité, je cherchait juste un moyen sympa d’animer ma petite communauté, étant quand même community manager de formation. En gros, j’ai fait ça parce que je vous aime et que je veux vous garder contents, voilà.

 

Les copains ont envie d’aider.

Donc merci Gary, Jérôme, Bess, Cécile, Roxanna, Justine, Nicolas, Marie-Odile, Marilou, Marie-Ange, Kevin, Sarah, Aurore. C’était fun. Vous avez fait make up artist, doublure lumière, trépied humain, accessoiriste, éclairagiste ou garde du corps. Vous êtes cools.

 

Arrête tes conneries

Éloigne toi du fond, grognasse.

Le mur est aussi éclairé que toi ça n’a aucun intérêt.

Et là, t’as coupé le pied.

Elle est surex cette photo.

La verticale est pas verticale.

Ça aurait été mieux avec le focus sur le visage.

Tiens toi droite

Rentre le ventre

Y’a une ombre, là.

Autant de leçons à retenir pour la suite, du coup. Ca ne sera pas une photo par semaine, mais je compte bien mettre tout ça à profit.

Une réflexion sur “Ce qu’un an et 52 autoportraits m’ont appris sur moi, sur la photo, sur les autres.

  1. Ce sont là d’excellentes leçons à garder toujours en tête…même quand on a une mémoire de deux poissons rouges comme moi. Merci !

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