La Paname Burlesque Revue est-elle une bonne drogue?

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La Paname Burlesque Revue tiens une place particulière dans mon cœur. Ce n’est pas bien sur l’ambiance intimiste d’une FetishInParis, où nous sommes pour ainsi dire en famille, depuis le temps, mais j’apprécie cet anonymat relatif, qui nous sort du bain habituel de ragots, de petites rivalités, de sentiments larvés. On doit trouver ce cocktail a peu près partout, ne soyons pas injuste, mais à la Paname j’ai l’immense privilège de ne pas être concernée.

Le lieux, aussi, est absolument renversant. Un dancing des années 30, comment faire mieux? Avec le vaste parquet, les danseurs ont tout l’espace nécessaire pour se déchainer, largement aidés par les merveilleux DJ Bart&Baker et Turky. J’aime le son d’une Paname Burlesque Revue bien plus que je n’aime les sons underground d’une soirée fetish. Les participants font généralement un réel effort d’élégance et l’on croise, c’est assez rare pour être souligné, des messieurs au costume très élégant, très recherché. Et les shows…. holala les shows. Je ne m’en lasse pas. La Paname Burlesque a donc tout en théorie d’une excellente drogue, administrée par lady Flo, la très très belle Lady Flo, dont je n’aime pas toujours le personnage mais à qui je reconnais le réel mérite d’être cohérent et aboutis. D’ailleurs je m’y suis faite, maintenant la voix de lady Flo est pleinement intégrée a mes souvenirs, qui perdraient de leur brillant s’ils en étaient privés.

Malheureusement la Paname Burlesque ne se consomme pas pure, elle même est bien trop coupée. A chaque fois que la revue commence nous nous changeons tous en petits enfants nous nous asseyons tous par terre devant la scène au mépris de nos bas nylons et nous prenons nos aises comme si nous étions entre amis, pour voir les performancesau mieux et porter notre enthousiasme au plus près des demoiselles qui se produisent. Ne vous laissez pas choquer par le procédé, quand on connais les lieux il semble évident que si l’ont regardais le show bien assis sur nos banquettes depuis l’autre coté de parque de danse il faudrait que chacun apporte des jumelles. lady Flo nous engueule même quand on ne s’approche pas assez vite. Invariablement à chaque show on retrouve donc tout devant la scène non pas un mais trois rangs de photographe, qui parfois se lèvent, s’inclinent sur le côté, se baissent au contraire, à s’étaler par terre, en vous balançant parfois leur pieds dans le genoux. Inutile donc de chercher une trouée parmi ces têtes et ces objectifs où de calculer le meilleur angle possible, les coquins sont mouvants! Et se gênent parfois les uns es autres. On retrouve ensuite sur myspace, facebook, flickr, une foule de clichés pas tous flatteurs pour les acteurs mais cependant mis en ligne on ne sait pourquoi, sans respect. les filles commencent à se sentir comme des bêtes curieuses, le public aussi commence à se demander s’il n’a pas un penchant étrange pour que vingt à trente types jugent nécessaire à chaque fois de dégainer leur matériel pour immortaliser le tout. Etrangement le public n’est lui que rarement photographié (et à ce propos j’en profite pour taper gentiment sur les doigts d’Oliv, qui viens toujours avec son appareil mais n’a jamais pris une seule photo de moi. Il saura cependant que je ne le vise pas personnellement, lui qui photographie depuis son coin, n’emmerde personne et connais personnellement la moitié des filles) et on en arrive à avoir le sentiment de gêner ces augustes reporters de… quoi?

Je lance donc l’appel: Lady Flo, par pitié, mettez en place une accréditation ou au moins remettez-en un vertement à sa place, pour l’exemple.  Votre soirée est tellement merveilleuse, orchestrée avec tant e soin, le public tellement enthousiaste que je ne peux qu’imaginer que vous avez les moyens de sélectionner à chaque fois cinq photographes selon votre cœur (quelques clichés sont toujours utiles) et de remettre les autres à leur place, c’est à dire parmi nous.

Je m’insurge que le photographe s’imagine tellement au delà des règles qu’il puisse aller à une soirée sans faire partie ni de l’équipe ni du public. A moins qu’ils ne soient tous reporters de guerre professionnels il est temps que ce groupe compact se dissolve un peu parmi nous, ne serais-ce parce que les meilleurs clichés sont ceux pris sur le vif, et qu’il est quasi impossible d’agir avec naturel quand on se sent épié à ce point.

En conclusion je dirai que oui, la Paname Burlesque est une bonne drogue, tout de même. Et je n’en rate pas une, j’y invite mes amis, je prépare ma tenue des jours à l’avance à chaque fois, et je danse jusqu’à la fin. Et vous devriez y aller, tous autant que vous êtes, parce que ca change, que ca fais du bien. Virons les photographes et je serai même prête a distribuer des flyers en porte jarretelle, pour le bien de la cause ^^.

D’ailleurs par anticipation je vous signale que la prochaine édition est programmée pour le 10 septembre, que je n’accepterai aucune défection, et que vous trouverez toutes les infos nécessaires ICI

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