maintenant que les résultats sont tombés je peux vous faire partager la photo que j’avais envoyé pour le concourt Catanzaro. Pour ceux qui n’ont pas de mémoire le thème était Le fétichisme descend dans la rue, transparence, métallique, vinyle , latex, couleurs, l’eau.

Les trois photos qui ont été retenues sont visibles ici. Comme le précise l’article le choix s’est orienté vers des photos d’amateurs qui vivent leur fétichisme et réalisent leurs fantasmes.

Si cette sélection, qui colle a merveille avec l’esprit de la marque, contient une logique en soi et un vrais message d’encouragement pour les fétichistes « lambdas », qui eux aussi peuvent introduire une réelle recherche esthétique dans leur vie, j’avoue être tout de même vivement déçue car je m’étais donnée énormément de mal pour réaliser cette photo dans un lieux public d’une part et y faire apparaitre des éléments métalliques, colorés, du latex ainsi que vinyl et surtout de l’eau d’autre part. A noter aussi: le trench en PVC agent provocateur, qui est transparent, ainsi que le body en latex de Susie garter, au centre. Avoir jeté des filles dans une fontaine pour ne même pas obtenir une décente troisième place me chagrine un peu je dois l’admettre, d’autant que je ne vois pas une goutte de flotte sur les photos des autres participants.

Cependant je me console (facilement) avec les photos qu’il me reste dont je suis très contente, et le fait que la séance m’ai fait rencontrer de nouveaux modèles que j’apprécie est un autre bonus non négligeable. Si cette séance ne m’aura apporté d’enrichissements que techniques et humains ceux-ci n’en sont donc pas moins considérables, et seul mon égo a finalement subis une perte.

Je tire aussi pas mal de fierté de ce mouvement qu’on eu les filles, presque spontanément l’engouement autours de ce projet a été énorme et nous avons finalement été obligé de  refuser du monde. Et j’avoue avoir adoré qu’une équipe de filles descendent dans la rue pour exprimer leur fétichisme, que toutes ensembles on porte et assument nos gouts jusque dans un lieux aussi médiatique que la place de la concorde, pour moi c’était quasiment un acte politique. C’était dire « nous sommes jeunes, jolies, et nous prenons le pouvoir sur les codes sexuels qui nous sont habituellement appliqués contre notre gré, nous refusons d’être des objets et nous refusons d’en avoir honte« . J’ai adoré.  Ce qui prouve en somme que l’important c’est vraiment de participer.