The relevant flesh

Samedi, Sophie a réalisé des photos de moi que je qualifierai de personnelles. On se connais depuis longtemps, et étrangement, alors que nous ne sommes jamais sorties boire un verre ensembles, chaque occasion où nous nous sommes croisées a donné une longue conversation.

Je pense pouvoir dire sans exagérer qu’on se connais bien, et certaines des réflexions qu’elle m’a fait m’ont fait avancer sur mon chemin. Par exemple, si je poste un article de réflexion sur mon genre et comment il influence ma pratique de la photo, c’est grâce à elle. On était à son atelier quand elle m’a demandé pourquoi je n’écrivais pas sur un sujet que j’aborde très souvent dans les conversations, je lui ai répondu que je ne me sentais en quelque sorte pas utile, alors qu’il y a plein de personnes admirables qui en parlent bien mieux que moi, et elle m’a répondu que tant que le message ne sera pas passé, le priver d’une voix, ça serait con. Ça n’a pas eu d’effet immédiat mais c’est à ça que j’ai pensé la première fois que je me suis assise en me disant « je vais écrire sur le cyber-harcèlement ».

Bref, Sophie je l’aime, et j’aime le regard qu’elle porte autour d’elle. Aussi quand elle m’a demandé si on pouvait faire quelque chose ensembles, j’ai dit oui immédiatement.

J’ai ramené de la lingerie très légère. Le nu ne me semblait pas complètement approprié, les vêtements non plus. Assez vite elle m’a demandé d’arrêter de poser et m’a fait parler. Du coup vous pouvez me voir comme elle me voit, quand on parle.

Je vous conseille vivement un détour sur son Tumblr, qui est super prenant. Elle y poste des séries de photos personnelles, des choses qu’elle écrit, c’est vachement cool.